Protection du terme Loverdose

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Protection du terme Loverdose

L’Essentiel : L’affaire L’Oréal illustre les limites de la protection du droit d’auteur. Un auteur a tenté de revendiquer le terme « Loverdose », qu’il avait annoncé comme titre d’un livre non publié. Cependant, le tribunal a rejeté sa demande, soulignant qu’aucune œuvre concrète n’existait pour justifier cette protection. Selon le code de la propriété intellectuelle, un titre ne peut être protégé que s’il est associé à une œuvre réelle. En l’absence d’utilisation effective du terme, la revendication de l’auteur a été jugée insuffisante, rappelant que la simple invention d’un mot ne confère pas de droits.

  

Affaire L’Oréal

L’auteur d’un ouvrage a poursuivi sans succès la société L’Oréal pour reprise illicite d’un terme qu’il avait créé (« Loverdose »). Ce dernier revendiquait un droit d’auteur qu’il considérait avoir acquis depuis 1981 sur le terme « LOVERDOSE » qu’il avait annoncé en 4ème de couverture de son recueil « ROCK n’ROLL ROYCE » comme devant être le titre d’un de ses prochains livres.  A défaut d’usage de ce terme, aucune protection n’a été reconnue à l’auteur.

Application du droit d’auteur

L’article L112-1 du code de la propriété intellectuelle dispose que sont protégés au titre du droit d’auteur « toutes les oeuvres de l’esprit, quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination. » L’article L112-4 du code de la propriété intellectuelle vient préciser que : «Le titre d’une oeuvre de l’esprit, dès lors qu’il présente un caractère original, est protégé comme l’oeuvre elle-même. Nul ne peut, même si l’oeuvre n’est plus protégée dans les termes des articles L 123-1 à L 123-3, utiliser ce titre pour individualiser une oeuvre du même genre, dans des conditions susceptibles de provoquer une confusion. »  Cependant, l’on ne peut parler du titre d’une œuvre que si l’œuvre elle-même existe.  Or, en l’espèce l’ouvrage dont « LOVERDOSE » serait le titre n’existe pas et n’a jamais existé. Seule l’idée d’un titre d’un ouvrage potentiel a été mentionnée, ce qui est insuffisant.  Protéger le terme ainsi trouvé reviendrait à protéger un simple mot, fût-il inventé, mais en dehors de toute utilisation de ce mot, que ce soit comme titre de livre ou comme marque.

Q/R juridiques soulevées :

Quel est le contexte de l’affaire L’Oréal ?

L’affaire L’Oréal concerne un auteur qui a intenté une action en justice contre la société L’Oréal pour ce qu’il considérait comme une reprise illicite du terme « Loverdose ».

Cet auteur revendiquait un droit d’auteur sur ce terme qu’il avait créé et qu’il avait annoncé comme étant le titre d’un de ses futurs livres dans son recueil « ROCK n’ROLL ROYCE » publié en 1981.

Cependant, la cour a jugé que, faute d’usage effectif du terme, aucune protection n’était reconnue à l’auteur.

Cela soulève des questions sur la nature de la protection des droits d’auteur et sur les conditions nécessaires pour qu’un terme soit protégé.

Quelles sont les dispositions du code de la propriété intellectuelle concernant le droit d’auteur ?

L’article L112-1 du code de la propriété intellectuelle stipule que toutes les œuvres de l’esprit sont protégées, peu importe leur genre, forme d’expression, mérite ou destination.

Cela inclut les créations littéraires, artistiques, musicales, et bien d’autres.

L’article L112-4 précise que le titre d’une œuvre, s’il présente un caractère original, est également protégé.

Cependant, pour qu’un titre soit protégé, l’œuvre elle-même doit exister. Dans le cas présent, l’ouvrage dont « Loverdose » serait le titre n’existe pas, ce qui a conduit à la décision de la cour.

Pourquoi le terme « Loverdose » n’a-t-il pas été protégé ?

Le terme « Loverdose » n’a pas été protégé car l’auteur n’a pas démontré l’existence d’une œuvre associée à ce titre.

La cour a souligné que seule l’idée d’un titre potentiel avait été mentionnée, sans qu’il y ait eu de création concrète.

Protéger un terme sans utilisation effective reviendrait à protéger un simple mot, ce qui n’est pas conforme aux principes du droit d’auteur.

Ainsi, l’absence d’une œuvre tangible a été déterminante dans le jugement.

Quelles implications cette affaire a-t-elle sur la protection des titres d’œuvres ?

Cette affaire souligne l’importance de l’existence d’une œuvre pour la protection de son titre.

Le droit d’auteur ne protège pas les idées ou les concepts, mais uniquement les œuvres concrètes.

Cela signifie que pour qu’un auteur puisse revendiquer des droits sur un titre, il doit avoir produit une œuvre qui lui est associée.

Cette décision peut également influencer d’autres cas similaires, en clarifiant les limites de la protection des titres dans le cadre du droit d’auteur.

En somme, l’affaire L’Oréal rappelle que la création effective est essentielle pour bénéficier de la protection juridique.


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