Lutte contre les mariages simulés ou arrangésUne proposition de loi est actuellement en discussion au sein des Assemblées, visant à renforcer les prérogatives des officiers de l’état civil ainsi que du ministère public dans le but de lutter contre les mariages simulés ou arrangés. L’objectif principal de cette initiative législative est de conditionner la célébration du mariage à la situation régulière des deux futurs époux sur le territoire français. Le rôle central de l’officier d’état civilChaque année, la France célèbre environ 230 000 mariages. Dans ce cadre, l’officier d’état civil, souvent le Maire, joue un rôle crucial dans le bon déroulement de cet engagement juridique, qui implique des droits et des devoirs pour les deux parties. La responsabilité de l’officier d’état civil est d’assurer que les conditions légales soient respectées lors de la célébration d’un mariage. Les enjeux liés à l’immigration et au séjour irrégulierLes débats récents autour des questions d’immigration et de séjour illégal sur le territoire français ont mis en lumière une problématique significative pour les élus : l’incapacité de s’opposer à un mariage lorsque l’un des futurs époux se trouve en situation irrégulière. Cette situation soulève des interrogations sur la capacité des autorités à protéger l’intégrité de la législation en matière de mariage. Le droit au mariage et ses limitesLe droit fondamental au mariage est inscrit dans l’article 12 de la Convention européenne des Droits de l’Homme, qui est entrée en vigueur le 3 septembre 1953. Cependant, il semble inapproprié d’invoquer ce droit pour justifier l’union d’une personne qui se trouve en situation irrégulière sur le territoire où le mariage doit être célébré. L’absence d’un titre de séjour valide, le refus d’un titre de séjour régulier, ainsi qu’une obligation de quitter le territoire français devraient pouvoir constituer des motifs suffisants pour empêcher la célébration d’une union républicaine. La nécessité d’une régularité de séjourQu’il s’agisse d’un mariage de complaisance ou d’une union fondée sur des sentiments authentiques, il est impératif qu’un individu souhaitant se marier réside sur le territoire français de manière régulière. La situation actuelle laisse les maires en première ligne, souvent isolés face aux failles de la législation en vigueur. Un exemple marquant de la situation actuelleUn exemple illustratif de cette problématique est celui du maire d’Hautmont, dans le Nord, qui a été jugé le 9 novembre 2023. Ce dernier faisait face à une peine d’inéligibilité et à des dommages et intérêts pour avoir refusé de célébrer le mariage d’un ancien président d’une mosquée, qui avait été fermée en raison de discours haineux et d’apologie du djihad armé, et qui était sous obligation de quitter le territoire. Malgré cela, cet individu a finalement été expulsé, après avoir porté plainte contre le maire pour atteinte à sa liberté fondamentale de se marier. Les conséquences pour les élusLe maire d’Hautmont avait alerté le procureur de la République, qui n’avait pas opposé de résistance à la célébration du mariage, considérant que la future épouse semblait consentante et que les documents fournis étaient « en règle ». Selon la législation actuelle, le maire n’avait d’autre choix que de procéder à la célébration de l’union. En raison de sa décision de ne pas le faire, il a été confronté à des menaces de mort, nécessitant la protection de son domicile. Urgence d’une réforme législativeIl est devenu urgent de remédier à cette faille législative et aux situations absurdes qu’elle engendre. Pour répondre à un défaut d’application de notre droit civil, qui met en péril nos politiques publiques migratoires ainsi que la sécurité de nos élus, cette proposition de loi vise à conditionner la célébration d’un mariage en France à la situation régulière des deux futurs époux sur le territoire français. |
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Q/R juridiques soulevées :
Quelle est l’objectif principal de la proposition de loi en discussion ?L’objectif principal de la proposition de loi en discussion est de renforcer les prérogatives des officiers de l’état civil et du ministère public pour lutter contre les mariages simulés ou arrangés. Cette loi vise à soumettre le mariage à la condition que les deux futurs époux soient en situation régulière sur le territoire français. Combien de mariages sont célébrés chaque année en France ?Chaque année, environ 230 000 mariages sont célébrés en France. L’officier d’état civil, souvent le Maire, joue un rôle central dans le bon déroulé de cet engagement juridique, qui implique des droits et des devoirs. Quelle problématique les élus français rencontrent-ils concernant les mariages ?Les élus français rencontrent une problématique importante liée à l’immigration et au séjour illégal. Ils ne peuvent pas s’opposer à un mariage lorsque l’un des futurs époux séjourne irrégulièrement sur le territoire français. Quel article de la Convention européenne des Droits de l’Homme est mentionné dans le texte ?L’article 12 de la Convention européenne des Droits de l’Homme est mentionné dans le texte. Cet article, entré en vigueur le 3 septembre 1953, reconnaît le droit fondamental au mariage, mais son application semble inadéquate pour les personnes en situation irrégulière. Quelles conditions peuvent empêcher la tenue d’un mariage en France ?Les conditions qui peuvent empêcher la tenue d’un mariage en France incluent l’absence de titre de séjour valide, le refus de titre de séjour régulier, et une obligation de quitter le territoire français. Il est essentiel qu’un aspirant au mariage réside sur le territoire français de façon régulière. Quel exemple est donné concernant un maire et un mariage contesté ?Un exemple donné concerne le maire d’Hautmont, qui a été jugé le 9 novembre 2023. Il a encouru une peine d’inéligibilité et le versement de dommages et intérêts pour avoir refusé de célébrer le mariage d’un ancien président d’une mosquée fermée pour discours haineux. Quelles conséquences le maire d’Hautmont a-t-il subies après son refus de célébrer le mariage ?Après avoir refusé de célébrer le mariage, le maire d’Hautmont a reçu des menaces de mort. Son domicile a dû être protégé en raison de la situation tendue qui en a découlé. Pourquoi est-il urgent de modifier la législation actuelle ?Il est urgent de modifier la législation actuelle pour mettre fin à la faille législative qui engendre des situations ubuesques. Cette modification vise à protéger les politiques publiques migratoires et la sécurité des élus en France. Quelle est la proposition de loi pour répondre à ce défaut d’application ?La proposition de loi vise à soumettre la tenue d’un mariage en France à la condition que les deux futurs époux soient en situation régulière sur le territoire français. Cela répond à un défaut d’application du droit civil et renforce la sécurité juridique des mariages célébrés. |
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