L’Essentiel : Les sociétés Investissement et Commerce Cinéma et Maurefilms échangent des films en tant que concessionnaires. En 2012, Investissement et Commerce Cinéma n’a pas pu obtenir les droits d’exploitation de « The Dark Knight Rises » aux conditions habituelles, entraînant une assignation de Maurefilms pour obtenir 110.000,00 € de dommages et intérêts. La société a soutenu que Maurefilms, en tant que mandataire, devait répondre de ses actions. Cependant, Maurefilms n’ayant pas négocié directement avec Investissement et Commerce Cinéma, elle ne peut être tenue responsable. Les taux de distribution, bien que modifiés, relèvent de la liberté contractuelle et ne constituent pas une faute.
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Les règles invoquées comme usages par les exploitants de salles de cinéma devant être générales, constantes et anciennes, la modification marginale d’un tarif d’acquisition de film, qui ressortit à la liberté contractuelle, ne peut pas être considérée comme fautive. Droits d’exploitation du film « The Dark Knight Rises »Les sociétés Investissement et Commerce Cinéma et Maurefilms se louent Porté du mandatLa Taux distributeur de 50%Le Il C’est Au demeurant, les règles invoquées comme usages devant être générales, constantes et anciennes, la modification marginale d’un tarif, qui ressortit à la liberté contractuelle, ne peut pas être considérée comme fautive. Télécharger la décision |
Q/R juridiques soulevées :
Quelles sont les conditions nécessaires pour qu’un usage soit considéré comme une règle dans l’exploitation cinématographique ?Les règles invoquées comme usages par les exploitants de salles de cinéma doivent être générales, constantes et anciennes. Cela signifie qu’elles doivent être appliquées de manière uniforme et répétée au fil du temps, et qu’elles doivent être reconnues par l’ensemble des acteurs du secteur. La modification marginale d’un tarif d’acquisition de film, qui relève de la liberté contractuelle, ne peut pas être considérée comme fautive. Cela souligne l’importance de la flexibilité dans les négociations contractuelles, tant que les changements ne violent pas des usages établis. Quel litige a opposé Investissement et Commerce Cinéma à Maurefilms concernant le film « The Dark Knight Rises » ?En 2012, la société Investissement et Commerce Cinéma n’a pas pu obtenir les droits d’exploitation du film « The Dark Knight Rises » dans ses salles de l’Île Maurice aux conditions habituelles convenues avec Maurefilms. En conséquence, Investissement et Commerce Cinéma a assigné Maurefilms pour obtenir le paiement de 110.000,00 € à titre de dommages et intérêts, arguant d’une perte de chance due au refus de location de ce film. Quel est le rôle du mandant dans le cadre d’un mandat de location de films ?La société Investissement et Commerce Cinéma a soutenu que le mandant est responsable des actions de son mandataire. Dans ce cas, elle avait donné un mandat général de location des films à Maurefilms Mauritius Ltd, en tenant compte des spécificités du marché de l’Île Maurice. Cependant, Maurefilms n’ayant pas traité directement avec Investissement et Commerce Cinéma lors des discussions sur l’exploitation de « The Dark Knight Rises », elle ne peut pas être tenue responsable d’une faute personnelle. Comment le taux distributeur de 50% a-t-il été perçu dans les négociations ?Le taux distributeur de 50% a été un point de friction dans les négociations. Bien qu’il soit légèrement supérieur aux 45% précédemment accordés à Maurefilms, il est conforme aux pratiques actuelles de cette société avec d’autres exploitants de l’Île Maurice. Les relations contractuelles entre Investissement et Commerce Cinéma et Maurefilms s’inscrivent dans un contexte concurrentiel, où les deux sociétés se disputent le marché du cinéma à La Réunion, ce qui entraîne un partage de leur catalogue respectif. Quelles sont les implications des conditions contractuelles sur les négociations de prix dans l’industrie cinématographique ?Il n’existe pas d’usage professionnel fixe concernant un prix de marché dans ce secteur, ce qui signifie que chaque accord doit être négocié individuellement. Le Médiateur du Cinéma a souligné que le taux de pourcentage de location des films est librement débattu entre les parties, ce qui renforce l’idée que les négociations sont essentielles et que les parties ont la liberté de convenir des termes qui leur semblent appropriés. Quelle est la conclusion sur la modification des tarifs dans le cadre des contrats d’exploitation cinématographique ?Les règles invoquées comme usages doivent être générales, constantes et anciennes. Ainsi, une modification marginale d’un tarif, qui relève de la liberté contractuelle, ne peut pas être considérée comme fautive. Cela met en avant la flexibilité des acteurs du secteur cinématographique dans leurs négociations, tant que ces modifications ne violent pas des usages établis et reconnus. |
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