Cour d’appel de Paris, 13 mai 2016
Cour d’appel de Paris, 13 mai 2016

Type de juridiction : Cour d’appel

Juridiction : Cour d’appel de Paris

Résumé

Le gestionnaire d’archives audiovisuelles a pour mission de conserver et d’exploiter le patrimoine audiovisuel. Il peut céder des droits sur ses archives sans exclusivité, permettant ainsi leur mise en valeur. Lorsqu’il s’agit d’archives déjà éditées, le cessionnaire ne peut revendiquer un droit exclusif et ne peut s’opposer à la cession de ces mêmes archives à d’autres producteurs. Cette flexibilité est utilele pour garantir une exploitation optimale des fonds d’archives, favorisant ainsi leur accessibilité et leur valorisation dans le domaine audiovisuel.

Mise en valeur des archives c/ exclusivité

Le propriétaire et gestionnaire d’archives audiovisuelles est en droit de s’associer à une production audiovisuelle en fournissant des contenus de son catalogue (apports en nature), mais il est également en droit de céder à un producteur « concurrent », les mêmes archives (de surcroît lorsqu’il s’agit d’archives déjà éditées).

En effet, le gestionnaire d’archives audiovisuelles a pour mission de conserver et d’exploiter les archives du patrimoine audiovisuel et dans le cadre de cette mission, il est tenu  de procéder à des cessions de droits sur celles-ci (sans exclusivité) afin d’assurer leur mise en valeur. Le gestionnaire est en droit d’exploiter le plus largement possible son fonds d’archives. Dès lors que les archives ne sont pas des inédits, le cessionnaire ne peut revendiquer un droit exclusif à les utiliser et ne peut reprocher au cédant une cession de ces mêmes archives à des tiers.

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Questions / Réponses juridiques

Quel est le droit du gestionnaire d’archives audiovisuelles concernant la cession de contenus ?

Le gestionnaire d’archives audiovisuelles a le droit de s’associer à une production audiovisuelle en fournissant des contenus de son catalogue. Cela inclut des apports en nature, ce qui signifie qu’il peut mettre à disposition des éléments de son fonds d’archives pour des projets spécifiques.

Cependant, il est également en droit de céder les mêmes archives à un producteur concurrent, surtout lorsqu’il s’agit d’archives déjà éditées. Cela souligne la flexibilité dont dispose le gestionnaire pour maximiser l’exploitation de son patrimoine audiovisuel.

Quelle est la mission principale d’un gestionnaire d’archives audiovisuelles ?

La mission principale d’un gestionnaire d’archives audiovisuelles est de conserver et d’exploiter les archives du patrimoine audiovisuel. Cela implique non seulement la préservation des contenus, mais aussi leur mise en valeur à travers des cessions de droits.

Dans le cadre de cette mission, le gestionnaire est tenu de procéder à des cessions de droits sur les archives, sans exclusivité. Cela signifie qu’il peut permettre à plusieurs parties d’utiliser les mêmes contenus, ce qui est essentiel pour assurer une large diffusion et valorisation des archives.

Quelles sont les implications de la cession de droits sans exclusivité ?

La cession de droits sans exclusivité permet au gestionnaire d’exploiter son fonds d’archives de manière extensive. Cela signifie qu’il peut céder les mêmes archives à différents cessionnaires, tant que ces archives ne sont pas des inédits.

Le cessionnaire ne peut donc pas revendiquer un droit exclusif sur l’utilisation des archives cédées. Cela protège le gestionnaire contre d’éventuelles réclamations de la part des cessionnaires qui pourraient s’opposer à la cession des mêmes contenus à d’autres parties.

Comment le gestionnaire d’archives peut-il assurer la mise en valeur de ses contenus ?

Pour assurer la mise en valeur de ses contenus, le gestionnaire d’archives doit procéder à des cessions de droits qui lui permettent de maximiser l’utilisation de son fonds. Cela inclut la possibilité de collaborer avec divers producteurs et de céder des droits à plusieurs parties.

En exploitant les archives de manière non exclusive, le gestionnaire peut atteindre un public plus large et favoriser la diffusion de son patrimoine audiovisuel. Cela contribue à la valorisation des archives et à leur intégration dans des projets variés, enrichissant ainsi le paysage audiovisuel.

 


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