Cour d’appel de Paris, 12 mars 2025, RG n° 24/09721
Cour d’appel de Paris, 12 mars 2025, RG n° 24/09721
Contexte du Litige

Le litige oppose une épouse et un époux, qui se sont mariés en 2015 au Maroc. De cette union est né un enfant en 2019. Le divorce a été prononcé en décembre 2022 par un juge aux affaires familiales à Paris. Suite à cela, l’époux a assigné l’épouse en juillet 2023 pour procéder à la liquidation et au partage de leurs intérêts patrimoniaux.

Demandes et Exceptions Soulevées

L’épouse a soulevé des exceptions de litispendance et de connexité, arguant que la question de la restitution d’une somme litigieuse de 70 000 € était déjà en cours devant la Cour de cassation de Rabat. Elle a également demandé un sursis à statuer en attendant la décision de cette cour. Le juge de la mise en état a rejeté ces demandes, considérant que les objets des litiges étaient différents.

Décisions du Juge de la Mise en État

Par ordonnance du 30 avril 2024, le juge a rejeté les demandes de l’épouse, a renvoyé l’affaire à une audience ultérieure, et a condamné l’épouse à verser une somme à l’époux au titre des frais de justice. L’épouse a interjeté appel de cette décision.

Procédure d’Appel

L’affaire a été fixée en circuit court, et l’épouse a notifié sa déclaration d’appel. Les deux parties ont ensuite déposé leurs conclusions respectives. L’épouse a demandé à la cour d’infirmer l’ordonnance du juge de la mise en état et de reconnaître ses exceptions de litispendance et de connexité.

Arguments de l’Épouse en Appel

L’épouse soutient que le juge a erré en considérant que les objets des litiges n’étaient pas identiques. Elle affirme que la restitution de la somme de 70 000 € est au cœur des deux procédures et qu’il existe un risque de double condamnation. Elle demande également un sursis à statuer, invoquant une convention franco-marocaine.

Arguments de l’Époux en Appel

L’époux, dans ses conclusions, demande la confirmation de l’ordonnance du juge de la mise en état et réclame des frais supplémentaires à l’épouse. Il soutient que les demandes de l’épouse ne sont pas fondées.

Décision de la Cour d’Appel

La cour d’appel a confirmé l’ordonnance du juge de la mise en état, rejetant les exceptions de litispendance et de connexité soulevées par l’épouse. Elle a également rejeté la demande de sursis à statuer, considérant que les opérations de liquidation des intérêts patrimoniaux pouvaient se poursuivre indépendamment de la décision de la Cour de cassation de Rabat.

Conséquences Financières

L’épouse a été condamnée à verser une somme à l’époux au titre des frais de justice, et elle a également été condamnée aux dépens d’appel. La cour a statué en faveur de l’époux sur toutes les demandes accessoires.

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