L’Essentiel : Les exploitants de cinémas indépendants peuvent contester les décisions de la Commission nationale d’aménagement cinématographique concernant l’ouverture de grands établissements. Cependant, ces recours ont peu de chances de succès. Par exemple, l’autorisation d’ouverture de l’UGC Ciné Cité à Toulouse, avec 1 383 places, a été confirmée. Les critères d’évaluation pour de tels projets incluent la diversité de l’offre cinématographique et l’impact sur l’aménagement culturel du territoire. Dans ce cas, la Commission a pris en compte la croissance de la population et la fréquentation cinématographique, soulignant l’importance d’une programmation variée et adaptée aux besoins locaux.
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Les exploitants de cinémas indépendants peuvent contester les décisions de la Commission nationale d’aménagement cinématographique d’autoriser l’ouverture d’établissements imposants de plusieurs milliers de places de cinéma. Toutefois, statistiquement, ces recours n’ont que peu de chances d’aboutir. Dans cette affaire, l’autorisation d’ouverture de l’enseigne UGC Ciné Cité, regroupant 7 salles et 1 383 places, situé ZAC Toulouse Montaudran Aérospace, a été confirmée. La densité d’équipement en salles de spectacles cinématographiques dans la zone d’attraction du projet ne figure pas parmi les critères légaux. Compétence de la commission d’aménagement
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Q/R juridiques soulevées :
Quels recours peuvent exercer les exploitants de cinémas indépendants ?Les exploitants de cinémas indépendants ont la possibilité de contester les décisions de la Commission nationale d’aménagement cinématographique concernant l’ouverture de nouveaux établissements de cinéma, notamment ceux de grande taille, comme les multiplexes. Cependant, A noter que ces recours ont statistiquement peu de chances d’aboutir. Par exemple, l’autorisation d’ouverture de l’UGC Ciné Cité, qui comprend 7 salles et 1 383 places, a été confirmée malgré les contestations. La décision de la Commission est souvent fondée sur des critères qui ne prennent pas en compte la densité d’équipement en salles de spectacles cinématographiques dans la zone d’attraction du projet, ce qui limite les possibilités de contestation. Quelles sont les compétences de la Commission nationale d’aménagement cinématographique ?La Commission nationale d’aménagement cinématographique n’est pas tenue de fournir des mentions spécifiques concernant la régularité de sa composition ou l’envoi de documents aux membres avant les délibérations. Cela signifie que les décisions prises par la Commission peuvent être considérées comme valides même en l’absence de ces mentions. Par conséquent, les recours basés sur l’irrégularité de la composition de la Commission ou sur la communication des documents doivent être écartés. Cette absence de contraintes formelles permet à la Commission de fonctionner de manière plus flexible, mais cela peut également soulever des questions sur la transparence et la responsabilité de ses décisions. Quels critères doivent être respectés pour l’ouverture de multiplexes ?Les créations, extensions et réouvertures d’établissements de spectacles cinématographiques doivent répondre à plusieurs exigences. Parmi celles-ci figurent la diversité de l’offre cinématographique, l’aménagement culturel du territoire, la protection de l’environnement et la qualité de l’urbanisme. Les commissions d’aménagement commercial évaluent principalement deux critères : 1. L’effet potentiel sur la diversité cinématographique dans la zone d’influence, en tenant compte de la programmation envisagée et de la nature de l’offre cinématographique existante. 2. L’impact du projet sur l’aménagement culturel, la protection de l’environnement et la qualité de l’urbanisme, en considérant des éléments comme l’implantation géographique et la qualité des équipements. Pourquoi la densité de cinéma n’est-elle plus un critère d’évaluation ?L’autorisation d’aménagement commercial ne peut être refusée que si le projet compromet les objectifs et principes énoncés par la loi. Les commissions d’aménagement commercial, lorsqu’elles examinent les demandes d’autorisation, doivent évaluer la conformité du projet à ces objectifs, mais la densité d’équipement en salles de spectacles cinématographiques dans la zone d’attraction n’est plus un critère d’évaluation. Cela signifie que même si une zone est déjà bien desservie en cinémas, un nouveau projet peut être approuvé tant qu’il respecte les autres critères d’évaluation, ce qui peut favoriser l’ouverture de nouveaux multiplexes. Comment la Commission prend-elle en compte la croissance de la population ?Dans le cadre de l’évaluation d’un projet, la Commission a pris en compte le critère de croissance de la population ainsi que son impact sur la diversité cinématographique. Dans le cas de Toulouse, la zone du projet affichait un niveau de fréquentation cinématographique supérieur à la moyenne des unités urbaines de plus de 200 000 habitants. Malgré une baisse significative des entrées dans la ville de Toulouse depuis 2010, la Commission a jugé que le projet pouvait répondre aux besoins d’une population croissante, ce qui a influencé sa décision d’autoriser l’ouverture du multiplexe. Quelles sont les caractéristiques du projet de multiplexe à Toulouse ?Le projet présenté par la société Toulouse TMA Place Centrale consiste en la création d’un établissement de 7 salles avec 1 383 places. La programmation sera généraliste, incluant des films de large audience ainsi que des films d’auteur. Le complexe proposera entre 170 à 200 nouveaux films par an, avec 30 à 35 % de la programmation dédiée aux films d’art et d’essai. De plus, 40 à 45 % de la programmation sera consacrée aux films en version originale. Le projet inclut également des alternatives comme la retransmission de spectacles d’opéras et de ballets, ainsi que des événements pour le grand public et les entreprises. Cette approche vise à répondre aux attentes d’une population variée, notamment celle des étudiants et chercheurs présents dans la région. |
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