Collaboration entre l’Autorité de régulation des communications électroniques et l’Autorité de la concurrence : Lutte contre les abus de position dominante

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Collaboration entre l’Autorité de régulation des communications électroniques et l’Autorité de la concurrence : Lutte contre les abus de position dominante

Quelle est la procédure à suivre en cas d’abus de position dominante dans le secteur des communications électroniques ?

Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse a la possibilité de saisir l’Autorité de la concurrence lorsqu’il constate des abus de position dominante ou des pratiques qui entravent le libre exercice de la concurrence dans le secteur des communications électroniques. Cette saisine peut être effectuée dans le cadre d’une procédure d’urgence, ce qui oblige l’Autorité de la concurrence à se prononcer dans un délai de trente jours ouvrables à compter de la date de la saisine. Cela permet d’assurer une réponse rapide aux situations qui pourraient nuire à la concurrence sur le marché.

Quelles autres questions peuvent être soumises à l’Autorité de la concurrence par le président de l’Autorité de régulation ?

En plus des abus de position dominante, le président de l’Autorité de régulation peut également saisir l’Autorité de la concurrence pour obtenir un avis sur toute autre question relevant de sa compétence. Cela signifie que l’Autorité de régulation peut solliciter des éclaircissements ou des recommandations sur des pratiques spécifiques ou des situations qui pourraient affecter le secteur des communications électroniques, même si elles ne relèvent pas directement d’un abus de position dominante.

Comment l’Autorité de la concurrence et l’Autorité de régulation interagissent-elles ?

L’Autorité de la concurrence a l’obligation de communiquer à l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse toute saisine qui entre dans le champ de compétence de cette dernière. De plus, l’Autorité de la concurrence doit recueillir l’avis de l’Autorité de régulation sur les pratiques dont elle est saisie dans le secteur des communications électroniques. Cette interaction vise à garantir que les deux autorités collaborent efficacement pour maintenir une concurrence saine et équitable dans le secteur.

Quelles sont les obligations du président de l’Autorité de régulation en cas de faits susceptibles de qualification pénale ?

Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse a l’obligation d’informer le procureur de la République des faits qui pourraient recevoir une qualification pénale. Cela signifie que si des comportements ou des pratiques dans le secteur des communications électroniques sont susceptibles d’être considérés comme des infractions pénales, le président doit alerter les autorités judiciaires compétentes pour qu’elles puissent prendre les mesures appropriées. Cette obligation vise à garantir que les violations potentielles de la loi soient traitées de manière adéquate et en temps opportun.

Source :
Article L36-10 du Code des postes et des communications électroniques
Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution
de la presse saisit l’Autorité de la concurrence des abus de position dominante et des pratiques entravant
le libre exercice de la concurrence dont il pourrait avoir connaissance dans le secteur des communications
électroniques. Cette saisine peut être introduite dans le cadre d’une procédure d’urgence, auquel cas l’Autorité
de la concurrence est appelée à se prononcer dans les trente jours ouvrables suivant la date de la saisine.

Il peut également la saisir pour avis de toute autre question relevant de sa compétence. L’Autorité de la
concurrence communique à l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la
distribution de la presse toute saisine entrant dans le champ de compétence de celle-ci et recueille son avis
sur les pratiques dont elle est saisie dans le secteur des communications électroniques.

Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de
la presse informe le procureur de la République des faits qui sont susceptibles de recevoir une qualification
pénale.


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