propriété intellectuelle

  • Nullité de la vente d’une fausse planche de Spirou

    ·

    La vente aux enchères d’une planche de BD, présentée comme un original de Spirou, a été annulée en raison de son inauthenticité. Selon l’article 1110 du code civil, une erreur sur la qualité substantielle de la chose vendue constitue une cause de nullité. L’acheteur, M. [U], a prouvé que la planche acquise n’était pas l’original,…

  • Changement de dénomination sociale suite à une contrefaçon de marque

    ·

    La société Elecolor, condamnée pour contrefaçon de marque, a tardé à changer de dénomination sociale, n’entamant les démarches qu’après le délai imparti par le jugement. Malgré l’absence d’explications justifiant ce retard, elle a demandé une minoration de l’astreinte. La cour a liquidé l’astreinte à 22 500 euros, soulignant que les obligations de changement de dénomination…

  • Importation de modèle contrefait : statut de faveur pour les particuliers ?

    ·

    Un particulier, condamné pour contrefaçon d’un presse-citron, a vu sa peine suspendue en raison de conséquences manifestement excessives. Bien qu’il ait été reconnu coupable d’importation et de commercialisation de modèles contrefaits, la cour a noté qu’il ne disposait pas des moyens financiers pour s’acquitter de sa condamnation. Cette décision souligne la possibilité pour les particuliers…

  • Mise en demeure de contrefaçon : évitez le comminatoire

    ·

    La mise en demeure adressée par la société O-I à la société Bouchonnerie Jocondienne a été jugée fautive en raison de son caractère comminatoire et péremptoire. En utilisant des termes affirmatifs et en exigeant des données confidentielles, O-I a placé Bouchonnerie Jocondienne dans une position délicate, sans lui laisser la possibilité de discuter ou de…

  • Contrefaçon de marque communautaire : la liquidation de l’astreinte

    ·

    La Cour de cassation, dans son arrêt du 28 juin 2023, a statué sur la liquidation d’une astreinte liée à la contrefaçon de la marque communautaire « Dispo-Pak ». Elle a rappelé que le juge ne peut modifier la décision initiale qui a prononcé l’astreinte. En l’espèce, l’interdiction d’utiliser la marque était générale, et la…

  • Le droit à rémunération équitable des artistes hors UE

    ·

    Sous peine de nullité, l’assignation en rémunération des droits des artistes interprètes doit impérativement  préciser les répertoires, les ayants droit, artistes-interprètes et producteurs concernés, les enregistrements sonores litigieux qui auraient été exploités en France et auraient dû donner droit au versement d’une rémunération équitable. Affaire Soundexchange En l’occurrence, il résulte de la lecture de l’assignation que…

  • Victime de contrefaçon ? Attention au dénigrement sur les réseaux sociaux

    ·

    La communication autour de la contrefaçon doit être prudente, sous peine de dénigrement. La société BAAN a publié des messages sur Instagram dénonçant des imitations de ses bijoux, qualifiant les vendeurs de « sans scrupule ». Ces déclarations, jugées excessives et sans fondement judiciaire, ont été considérées comme dénigrantes, causant un préjudice à Mme [B] [K]. La…

  • ,,,

    Cour d’appel de Nancy, 19 juillet 2023

    ·

    Un particulier, condamné pour contrefaçon d’un presse-citron, a vu sa peine suspendue en raison de conséquences manifestement excessives. Bien qu’il ait été reconnu coupable d’importation et de commercialisation de modèles contrefaits, la cour a noté qu’il ne disposait pas des moyens financiers pour s’acquitter de sa condamnation. Cette décision souligne la possibilité pour les particuliers…

  • Originalité d’une charte graphique : affaire Leroy Merlin

    ·

    L’originalité d’une charte graphique ne peut être reconnue si elle ne reflète pas la personnalité de son auteur. Dans l’affaire opposant la société Opica à M. [R] [U], la cour a jugé que les œuvres présentées, notamment l’affiche pour Leroy Merlin, manquaient d’originalité. Elles étaient considérées comme des outils pédagogiques, sans choix créatifs distinctifs. Par…

  • Contrat d’expertise d’oeuvre d’art : 1.5 million d’euros de complément de rémunération 

    ·

    Le contrat d’expertise d’œuvre d’art stipule qu’un complément de rémunération de 1,5 million d’euros peut être versé à l’expert si l’authenticité de l’œuvre est confirmée par un spécialiste, accompagné de la publication d’un article dans une revue spécialisée. Les parties, conscientes de leur engagement, ont convenu d’une procédure en trois étapes : constitution d’un dossier…

  • Achat d’une oeuvre d’art à distance : la protection de l’acquéreur professionnel

    ·

    L’acquisition d’une œuvre d’art à distance soulève des enjeux cruciaux pour la protection de l’acheteur professionnel. En cas d’affirmation erronée sur l’authenticité d’une œuvre, comme l’illustre l’affaire de la SNC AB Galerie, la responsabilité civile délictuelle de l’opérateur de vente est engagée. Selon l’article L.321-17 du Code de commerce, les sociétés de ventes doivent fournir…

  • Restauration d’oeuvre d’art non autorisée : risque maximal

    ·

    La restauration d’une œuvre d’art classée monument historique sans autorisation préalable expose le restaurateur à des risques juridiques majeurs. Dans une affaire récente, un amateur a été condamné pour avoir restauré un tableau du XVIe siècle sans les qualifications requises ni l’accord du propriétaire. Selon l’article 1241 du code civil, la négligence, même dans un…

  • Nom d’un titre de presse : qui en est le propriétaire ?

    ·

    L’affaire concernant le titre de presse « Actualité Juive » a révélé que le simple fait d’être fondateur et directeur de publication ne confère pas automatiquement des droits d’auteur sur le titre. En effet, le tribunal a statué que le titre faisait partie d’un fonds de commerce éditorial, acquis par la société Almanacc. Les descendants du fondateur,…

  • Nom d’un titre de presse : qui en est le propriétaire ?

    ·

    L’affaire concernant le titre de presse « Actualité Juive » a révélé que le simple fait d’être fondateur et directeur de publication ne confère pas automatiquement des droits d’auteur sur le titre. En effet, le tribunal a statué que le titre faisait partie d’un fonds de commerce éditorial, acquis par la société Almanacc. Les descendants du fondateur,…

  • Comment rectifier une erreur matérielle devant l’INPI ?

    ·

    Pour rectifier une erreur matérielle devant l’INPI, il est essentiel de respecter l’article R.612-36 du code de la propriété intellectuelle. Cette procédure permet de corriger des fautes d’expression ou de transcription avant le paiement de la redevance de délivrance. La demande doit être présentée par écrit, accompagnée des modifications proposées et de la justification du…

  • Cession de droits sans contrepartie : légal  

    ·

    La cession gratuite des droits d’auteur est légale, mais l’auteur conserve son droit moral, qui est perpétuel et incessible. Dans une affaire, un auteur avait cédé ses droits à une société jusqu’en 2006, mais a continué à déposer des modèles au nom de cette société sans exiger de contrepartie. La cour a conclu que, malgré…

  • Le piège de l’usage sérieux de marque

    ·

    L’usage sérieux d’une marque est essentiel pour maintenir ses droits. Selon l’article L.714-5 du code de la propriété intellectuelle, une marque peut être déchue si elle n’est pas utilisée de manière significative pendant cinq ans. Dans l’affaire Poulet Braisé, la cour a constaté que l’usage du signe n’était pas symbolique, mais répondait à une réelle…

  • Le piège de l’usage sérieux de marque

    ·

    L’usage sérieux d’une marque est essentiel pour maintenir ses droits. Selon l’article L.714-5 du code de la propriété intellectuelle, une marque peut être déchue si elle n’est pas utilisée de manière significative pendant cinq ans. Dans l’affaire Poulet Braisé, la cour a constaté que l’usage du signe n’était pas symbolique, mais répondait à une réelle…

  • Contrefaçon de bijoux : inspiration ou évolution ?

    ·

    La contrefaçon de bijoux soulève des questions complexes d’originalité et d’inspiration. Dans l’affaire opposant la société BAAN à Mme [B] [K], la cour a jugé que les bijoux en cause, bien que modifiés, ne présentaient pas l’empreinte de la personnalité de leur auteur. La simple combinaison de techniques connues ne suffit pas à conférer une…

  • Affaire Palladium : une contrefaçon mais de loin

    ·

    L’affaire Palladium illustre les enjeux de la contrefaçon de marque. Selon le code de la propriété intellectuelle, l’usage d’une marque imitée est interdit s’il existe un risque de confusion pour le public. Dans ce cas, la cour a constaté qu’aucune ressemblance phonétique ou conceptuelle n’existait entre les marques « Palladium » et « Yangbokai ».…

Chat Icon