Le litige concerne un époux et une épouse, mariés en 2006 sans contrat de mariage, de cette union étant nés deux enfants. En septembre 2023, l’épouse a assigné l’époux en divorce. En janvier 2024, le juge aux affaires familiales a statué sur des mesures provisoires, attribuant à l’épouse la jouissance du domicile conjugal et imposant à l’époux le versement d’une pension alimentaire de 150 € par mois, ainsi qu’une contribution alimentaire de 300 € pour les enfants. En août 2024, les époux ont demandé le prononcé de leur divorce, qui a été prononcé en février 2025 pour altération définitive du lien conjugal.. Consulter la source documentaire.
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Quel est le fondement juridique du divorce prononcé par le juge aux affaires familiales ?Le divorce a été prononcé sur le fondement de l’article 237 du Code civil, qui stipule que : « Le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque le lien conjugal est altéré de manière définitive. » Cet article précise que l’altération définitive du lien conjugal peut être constatée lorsque les époux vivent séparément depuis au moins deux ans, ou lorsque l’un des époux a commis des actes de violence. Dans le cas présent, le juge a constaté que les époux résident séparément, ce qui justifie la demande de divorce pour altération définitive du lien conjugal. Quelles sont les conséquences du divorce sur les biens des époux ?Les conséquences du divorce sur les biens des époux sont régies par l’article 265 du Code civil, qui dispose que : « Le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux. » Ainsi, le jugement précise que le divorce prendra effet entre les époux s’agissant de leurs biens à compter du 30 septembre 2022. Cela signifie que tous les avantages matrimoniaux accordés par l’un des époux à l’autre seront annulés, et la liquidation du régime matrimonial sera effectuée conformément aux dispositions légales. Comment sont déterminées les mesures provisoires concernant les enfants ?Les mesures provisoires concernant les enfants sont fixées par l’ordonnance sur mesures provisoires du 18 janvier 2024, qui se réfère à l’article 373-2 du Code civil, stipulant que : « Les parents exercent en commun l’autorité parentale. » Dans cette affaire, le juge a constaté l’exercice conjoint de l’autorité parentale et a fixé la résidence habituelle des enfants en alternance aux domiciles des deux parents. De plus, une contribution alimentaire a été fixée à 150 € par enfant, soit 300 € par mois, à la charge de l’époux. Quelles sont les modalités de paiement de la soulte due par l’époux ?Les modalités de paiement de la soulte due par l’époux sont précisées dans le jugement, qui stipule que : « Monsieur [S] est condamné à payer à Madame [C] une soulte de 25.000 € selon un échéancier. » Cet échéancier prévoit des paiements échelonnés sur plusieurs mois, avec des montants spécifiques à régler à des dates précises. Il est également précisé qu’en cas de non-paiement d’une échéance mensuelle, la totalité du solde restant sera immédiatement exigible, ce qui est conforme aux dispositions de l’article 1231-1 du Code civil sur les obligations. Quelles sont les dispositions relatives à l’exécution de la décision ?La décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l’article 514 du Code de procédure civile, qui indique que : « La décision est exécutoire à titre provisoire, sauf disposition contraire. » Dans ce cas, les mesures relatives aux enfants sont immédiatement applicables, tandis que pour le surplus, il n’y a pas lieu à exécution provisoire. Cela signifie que les décisions concernant l’autorité parentale et la contribution alimentaire doivent être respectées immédiatement, tandis que d’autres aspects peuvent être suspendus jusqu’à un éventuel appel. |
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