Tribunal judiciaire de Paris, 16 juin 2010
Tribunal judiciaire de Paris, 16 juin 2010

Type de juridiction : Tribunal judiciaire

Juridiction : Tribunal judiciaire de Paris

Résumé

Selon l’article 93-3 de la loi du 29 juillet 1982, le directeur d’une chaîne n’est pas responsable des délits de presse lors de la première diffusion en direct d’une émission. En revanche, il engage sa responsabilité lors des rediffusions, notamment en Catch TV sur Internet, où le directeur de publication du site devient responsable. Cette distinction souligne l’importance de la responsabilité des directeurs de chaînes dans le cadre de la communication audiovisuelle, en particulier en ce qui concerne la diffusion de contenus potentiellement litigieux. Cette jurisprudence a été établie par le Tribunal judiciaire de Paris le 16 juin 2010.

En application de l’article 93-3 de la loi du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle, le directeur d’une chaîne (directeur de la publication) n’est pas responsable des délits de presse commis lors de la première diffusion, en direct, d’une émission (en raison de l’absence de fixation préalable du message avant sa communication au public).
En revanche, il doit assumer une pleine et entière responsabilité en cas de rediffusions de l’émission pendant laquelle le délit de presse a été commis. En cas de rediffusion de l’émission en Catch TV sur Internet, le responsable est le directeur de la publication du site internet, sur lequel l’émission a été mise en ligne.

Mots clés : Responsabilite,Directeurs de chaines

Thème : Responsabilite – Directeurs de chaines

A propos de cette jurisprudence : juridiction :  Tribunal judiciaire de Paris | Date. : 16 juin 2010 | Pays : France

Questions / Réponses juridiques

Quelle est la responsabilité du directeur d’une chaîne lors de la première diffusion d’une émission ?

Le directeur d’une chaîne, en tant que directeur de la publication, n’est pas responsable des délits de presse qui pourraient être commis lors de la première diffusion d’une émission en direct.

Cette exonération de responsabilité est fondée sur l’article 93-3 de la loi du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle.

En effet, lors d’une diffusion en direct, il n’y a pas de fixation préalable du message, ce qui signifie que le directeur ne peut pas contrôler le contenu avant sa communication au public.

Ainsi, il est protégé contre d’éventuelles poursuites pour des délits de presse survenant dans ce contexte.

Quelles sont les conséquences pour le directeur en cas de rediffusion d’une émission ?

En cas de rediffusion d’une émission où un délit de presse a été commis, le directeur de la chaîne doit assumer une pleine et entière responsabilité.

Cela signifie qu’il peut être tenu responsable des contenus diffusés lors de cette rediffusion, car il a la possibilité de contrôler et de valider le contenu avant sa mise en ligne.

Cette responsabilité s’applique également aux rediffusions effectuées sur des plateformes de Catch TV sur Internet.

Dans ce cas, le responsable désigné est le directeur de la publication du site internet où l’émission a été mise en ligne, ce qui souligne l’importance de la vigilance dans la gestion des contenus diffusés.

Quel est le cadre juridique de cette responsabilité ?

Le cadre juridique de cette responsabilité est établi par l’article 93-3 de la loi du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle.

Cette loi vise à réguler la communication audiovisuelle en France et à définir les responsabilités des différents acteurs impliqués dans la diffusion de contenus.

Le Tribunal judiciaire de Paris a également statué sur cette question, comme en témoigne la décision rendue le 16 juin 2010.

Cette jurisprudence clarifie les obligations des directeurs de chaînes et les conséquences juridiques en cas de non-respect des normes établies.

Comment cette jurisprudence impacte-t-elle les directeurs de chaînes ?

Cette jurisprudence a un impact significatif sur les directeurs de chaînes, car elle les oblige à être particulièrement vigilants lors de la rediffusion de contenus.

Ils doivent s’assurer que les émissions rediffusées ne contiennent pas de délits de presse, sous peine d’engager leur responsabilité.

Cela implique une gestion rigoureuse des contenus et une évaluation des risques associés à la diffusion de certaines émissions.

En conséquence, les directeurs doivent mettre en place des procédures de contrôle et de validation des contenus avant leur rediffusion, afin de se prémunir contre d’éventuelles poursuites judiciaires.

 


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