Modifications des contributions alimentaires – Questions / Réponses juridiques

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Modifications des contributions alimentaires – Questions / Réponses juridiques

Dans cette affaire, des relations entre un père et une mère ont donné naissance à deux enfants. Suite à leur séparation, un jugement a établi les contributions financières du père à l’entretien des enfants. Initialement fixée à 60 euros par mois et par enfant, la contribution a été portée à 125 euros par la cour d’appel. Un jugement ultérieur a supprimé la contribution pour l’un des enfants et l’a fixée à 80 euros pour l’autre, avec paiement via la Caisse des Allocations Familiales. Le père a ensuite assigné la Caisse, demandant la constatation de l’absence d’impayés, mais a été débouté de ses demandes.. Consulter la source documentaire.

Quelle est la portée de l’article L213-1 du code des procédures civiles d’exécution concernant le paiement direct des pensions alimentaires ?

L’article L213-1 du code des procédures civiles d’exécution stipule que « tout créancier d’une pension alimentaire peut se faire payer directement le montant de cette pension par les tiers débiteurs de sommes liquides et exigibles envers le débiteur de la pension ».

Cela signifie qu’un créancier, tel qu’un parent ayant la garde d’un enfant, peut demander à un tiers, comme un employeur, de verser directement la pension alimentaire due par le débiteur.

Cette disposition est applicable lorsque :

1. Une échéance de la pension alimentaire n’a pas été payée à son terme.
2. La pension a été fixée par une décision judiciaire exécutoire, une convention de divorce ou un acte notarié.

Ainsi, la demande de paiement direct est recevable dès qu’une échéance n’est pas honorée, permettant au créancier de recouvrer les sommes dues sans avoir à passer par le débiteur.

Quelles sont les conditions de mise en œuvre de la procédure de paiement direct selon l’article L213-4 ?

L’article L213-4 du code des procédures civiles d’exécution précise que « la procédure de paiement direct est applicable aux termes à échoir de la pension alimentaire ».

Elle s’applique également aux termes échus pour les six derniers mois avant la notification de la demande de paiement direct.

Le règlement de ces sommes se fait par fractions égales sur une période de douze mois.

De plus, lorsque l’organisme débiteur de prestations familiales agit pour le compte d’un créancier d’aliments, la procédure est applicable aux termes échus de la pension alimentaire pour les vingt-quatre derniers mois avant la notification de la demande.

Cela permet de garantir que le créancier peut récupérer les sommes dues sur une période raisonnable, tout en assurant que le débiteur a la possibilité de régulariser sa situation.

Quelles sont les conséquences de la mainlevée de la procédure de paiement direct selon l’article R. 213-12 ?

L’article R. 213-12 du code des procédures civiles d’exécution stipule que « la procédure de paiement direct mise en œuvre par un organisme débiteur de prestations familiales prend fin pour les termes à échoir au plus tard à l’issue du vingt-quatrième versement mensuel effectué par le tiers saisi ».

Cela signifie que si la mainlevée de la procédure de paiement direct a été notifiée, le créancier ne peut plus demander le paiement direct des sommes dues.

En cas d’intermédiation financière, l’organisme débiteur de prestations familiales doit notifier la mainlevée lorsque certaines conditions sont remplies, notamment :

1. Les termes échus impayés ont été réglés.
2. Les termes courants de la pension alimentaire ont été payés pendant douze mois consécutifs sans incident.

Ainsi, la mainlevée de la procédure de paiement direct a des implications importantes pour le créancier et le débiteur, notamment en ce qui concerne la récupération des sommes dues.

Quels sont les effets de la décision du juge de l’exécution sur les demandes de M. [P] [W] [Y] ?

Le juge de l’exécution a débouté M. [P] [W] [Y] de ses demandes, ce qui signifie qu’il n’a pas reconnu la validité de ses arguments concernant l’absence d’impayés de la pension alimentaire.

En conséquence, M. [P] [W] [Y] est tenu de supporter les dépens de la procédure, conformément à l’article 696 du code de procédure civile, qui stipule que « la partie qui succombe est condamnée aux dépens ».

Cela implique que M. [P] [W] [Y] doit payer les frais engagés par la Caisse des Allocations Familiales pour sa défense, ainsi que les frais de justice liés à la procédure.

Cette décision souligne l’importance de respecter les obligations alimentaires et les procédures établies pour leur recouvrement, ainsi que les conséquences juridiques d’une contestation non fondée.


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