L’Essentiel : Le 18 novembre 2009, un partenaire et une partenaire ont conclu un pacte civil de solidarité, qui a été dissous le 9 août 2017. Suite à cette dissolution, des complications sont survenues lors de la liquidation des intérêts patrimoniaux des deux partenaires, nécessitant une intervention judiciaire pour résoudre les différends liés à la répartition des biens. Concernant le moyen soulevé, il a été décidé qu’il n’était pas nécessaire de statuer par une décision spécialement motivée sur ce grief, conformément à l’article 1014, alinéa 2, du code de procédure civile, ce qui a été jugé manifestement non susceptible d’entraîner la cassation.
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Constitution du Pacte Civil de SolidaritéLe 18 novembre 2009, un partenaire et une partenaire ont conclu un pacte civil de solidarité. Ce contrat a été dissous le 9 août 2017, marquant la fin de leur union légale. Difficultés lors de la Liquidation des Intérêts PatrimoniauxSuite à la dissolution du pacte, des complications sont survenues lors des opérations de liquidation des intérêts patrimoniaux des deux partenaires. Ces difficultés ont nécessité une intervention judiciaire pour résoudre les différends liés à la répartition des biens. Examen du Moyen JuridiqueConcernant le moyen soulevé, il a été décidé qu’il n’était pas nécessaire de statuer par une décision spécialement motivée sur ce grief, conformément à l’article 1014, alinéa 2, du code de procédure civile. Ce grief a été jugé manifestement non susceptible d’entraîner la cassation de la décision. |
Q/R juridiques soulevées :
Quelles sont les conséquences juridiques de la dissolution d’un pacte civil de solidarité ?La dissolution d’un pacte civil de solidarité (PACS) entraîne des conséquences juridiques importantes, notamment en ce qui concerne la liquidation des intérêts patrimoniaux des partenaires. Selon l’article 515-7 du Code civil, « le pacte civil de solidarité peut être dissous par la volonté de l’un ou l’autre des partenaires, ou par le décès de l’un d’eux ». La liquidation des biens communs doit alors être effectuée conformément aux règles applicables aux régimes matrimoniaux, ce qui peut engendrer des difficultés, comme cela a été le cas pour les partenaires dans l’affaire examinée. Il est donc essentiel de bien comprendre les implications de la dissolution d’un PACS, notamment en matière de partage des biens et des dettes. Quelles sont les règles applicables à la liquidation des intérêts patrimoniaux après la dissolution d’un PACS ?La liquidation des intérêts patrimoniaux après la dissolution d’un PACS est régie par les dispositions du Code civil, notamment l’article 515-7 et l’article 815. L’article 815 du Code civil stipule que « nul ne peut être contraint de demeurer dans une indivision ». Cela signifie que les partenaires doivent procéder à la liquidation de leurs biens de manière amiable ou, à défaut, par voie judiciaire. En cas de désaccord, il est possible de saisir le juge pour qu’il ordonne la liquidation des biens. Il est donc crucial pour les partenaires de bien s’entendre sur les modalités de liquidation afin d’éviter des conflits prolongés. Quel est le rôle du juge dans la liquidation des biens après la dissolution d’un PACS ?Le juge joue un rôle central dans la liquidation des biens après la dissolution d’un PACS, surtout en cas de désaccord entre les partenaires. Selon l’article 815-1 du Code civil, « le juge peut être saisi par l’un des indivisaires pour faire ordonner la liquidation de l’indivision ». Cela signifie que si les partenaires ne parviennent pas à un accord amiable, l’un d’eux peut demander l’intervention du juge pour trancher les litiges relatifs à la liquidation. Le juge peut également désigner un expert pour évaluer les biens à partager, ce qui peut faciliter le processus de liquidation. Il est donc important de connaître les recours possibles en cas de conflit lors de la liquidation des biens après la dissolution d’un PACS. Quelles sont les implications de l’article 1014 du Code de procédure civile dans le cadre de la liquidation des biens ?L’article 1014 du Code de procédure civile précise les conditions dans lesquelles une décision peut être rendue sans motivation spéciale. L’alinéa 2 de cet article indique que « il n’y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur un grief qui n’est manifestement pas de nature à entraîner la cassation ». Dans le cadre de la liquidation des biens après la dissolution d’un PACS, cela signifie que si un des partenaires soulève un grief qui ne remet pas en cause la décision de liquidation, le juge n’est pas tenu de fournir une motivation détaillée. Cela permet d’accélérer le processus judiciaire et d’éviter des retards inutiles dans la liquidation des biens. Il est donc essentiel de bien formuler les griefs pour qu’ils soient pris en compte par le juge. |
IJ
COUR DE CASSATION
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Audience publique du 5 février 2025
Cassation partielle
Mme CHAMPALAUNE, président
Arrêt n° 82 F-D
Pourvoi n° X 23-12.946
R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E
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AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
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ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, DU 5 FÉVRIER 2025
M. [J] [P], domicilié [Adresse 2], a formé le pourvoi n° X 23-12.946 contre l’arrêt rendu le 19 janvier 2023 par la cour d’appel d’Amiens (chambre de la famille), dans le litige l’opposant à Mme [E] [M], domiciliée [Adresse 1], défenderesse à la cassation.
Le demandeur invoque, à l’appui de son pourvoi, un moyen unique de cassation.
Le dossier a été communiqué au procureur général.
Sur le rapport de M. Buat-Ménard, conseiller référendaire, les observations de la SCP Françoise Fabiani – François Pinatel, avocat de M. [P], de la SCP Lyon-Caen, Thiriez, avocat de Mme [M], après débats en l’audience publique du 10 décembre 2024 où étaient présents Mme Champalaune, président, M. Buat-Ménard, conseiller référendaire rapporteur, Mme Auroy, conseiller doyen, et Mme Sara greffier de chambre,
la première chambre civile de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.
1. Selon l’arrêt attaqué (Amiens, 19 janvier 2023), le 18 novembre 2009, M. [P] et Mme [M] ont conclu un pacte civil de solidarité qui a été dissout le 9 août 2017.
2. Des difficultés sont survenues au cours des opérations de liquidation de leurs intérêts patrimoniaux.
Sur le moyen, pris en sa première branche
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