Comment est investi l’intéressement des salariés ?

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Comment est investi l’intéressement des salariés ?

Depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance (dite loi « Macron »), en l’absence de choix du bénéficiaire, 100% de l’intéressement versé depuis le 1er janvier 2016 est affecté sur un plan d’épargne d’entreprise (PEE) ou un plan d’épargne interentreprises (PEI), dans les conditions prévues par l’accord d’intéressement.

Les modalités d’investissement par défaut de l’intéressement se distinguent
ainsi des modalités d’investissement par défaut de la participation.

A défaut de précisions dans l’accord, ces conditions et modalités font
l’objet d’une présentation dans une fiche distincte du bulletin de paie. Si le
salarié souhaite percevoir l’intéressement, il devra expressément demander son
versement, comme c’est déjà le cas lorsqu’il souhaite obtenir le versement de
la participation. Le salarié a toutefois un droit de rétractation, à titre
temporaire (pour les primes versées entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre
2017), qui lui permet de débloquer son intéressement affecté par défaut sur le
plan d’épargne, dans les 3 mois qui suivent la notification de cette
affectation par défaut.

Le fléchage par défaut ne s’impose que si un PEE existe dans l’entreprise.
Le législateur n’a pas entendu adosser obligatoirement l’accord d’intéressement
à un PEE, contrairement à l’obligation faite à tout accord de participation.

Par défaut, la participation est versée à 50% sur le PEE et à 50% sur le
PERCO (lorsqu’il existe dans l’entreprise car sa mise en place est toujours
facultative). Le fléchage par défaut de l’intéressement est uniquement dirigé
vers le PEE (ou vers le PEI). La loi ne prévoit pas de versement par défaut sur
le PERCO car ce dernier support implique un blocage jusqu’à la retraite, peu
compatible avec le principe de disponibilité de l’intéressement qui valait
jusqu’à présent. Nota : l’accord d’intéressement et/ou le règlement du plan
doivent prévoir ces modalités de placement.

A défaut de disposition conventionnelle, les sommes sont affectées à une
société d’investissement à capital variable (voir les articles L. 214-7 à L.
214-7-4 et L. 214-24-29 à L. 214-24-33 du code monétaire et financier – CMF) ou
au fonds d’épargne salariale régi par les articles L. 214-163 à L. 214-166 du
même code, présentant le profil d’investissement le moins risqué parmi les
supports mentionnés à l’article L. 3332-15 du Code du travail dans le PEE ou, à
défaut, dans le plan d’épargne du groupe. En l’absence de l’un et de l’autre de
ces plans, les sommes sont affectées dans le PEI lorsqu’il a été mis en place.

Nota : avant la loi Macron, les sommes versées au titre de l’intéressement
étaient disponibles. Ainsi, lorsqu’elles étaient investies dans un plan
d’épargne salariale, elles étaient assimilées à un versement volontaire car ce
placement relevait strictement de la décision personnelle du salarié. Le
versement de l’intéressement est fléché par défaut vers le PEE ou le PEI et ne
constitue plus un versement volontaire du salarié. A l’instar de la
participation, les sommes affectées par défaut sur un PEE ne sont pas prises en
compte dans l’appréciation du respect du plafond de versement fixé à 25 % de la
rémunération prévue à l’article L. 3332-10 du Code du travail.

Questions / Réponses juridiques

Qu’est-ce qu’un licenciement verbal ?

Un licenciement verbal est une rupture du contrat de travail qui n’est pas effectuée par les voies formelles requises par la loi. En France, la procédure de licenciement doit respecter certaines étapes, notamment la convocation à un entretien préalable et l’envoi d’une lettre recommandée pour notifier la décision.

Si un employeur annonce verbalement à un salarié qu’il est licencié sans suivre cette procédure, cela peut être considéré comme un licenciement verbal. Dans ce cas, la rupture est souvent jugée aux torts de l’employeur, ce qui peut donner lieu à des indemnités pour le salarié en raison du non-respect de la procédure légale.

Quelles sont les conséquences d’un licenciement verbal ?

Les conséquences d’un licenciement verbal peuvent être significatives pour l’employeur. En effet, un licenciement qui ne respecte pas la procédure légale expose l’employeur à des risques juridiques. Le salarié peut revendiquer des indemnités pour licenciement abusif, car la rupture du contrat de travail n’a pas été effectuée conformément aux exigences légales.

De plus, le salarié peut également contester la validité du licenciement en prouvant qu’il a été licencié verbalement. Cela peut se faire par des témoignages ou des preuves documentaires, comme un constat d’huissier, qui attestent de la rupture des relations de travail.

Quelle est la procédure légale de licenciement ?

La procédure légale de licenciement en France est régie par le Code du travail, notamment par les articles L. 1232-2 et L. 1232-6. Lorsqu’un employeur envisage de licencier un salarié, il doit d’abord le convoquer à un entretien préalable. Cet entretien permet d’exposer les motifs du licenciement et de recueillir les explications du salarié.

Après cet entretien, si l’employeur décide de procéder au licenciement, il doit notifier sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception. Cette lettre doit clairement indiquer les raisons du licenciement. Le non-respect de cette procédure peut entraîner des conséquences juridiques pour l’employeur, y compris des indemnités pour le salarié.

Comment prouver un licenciement verbal ?

Pour prouver un licenciement verbal, le salarié doit apporter des éléments de preuve qui attestent de la rupture de son contrat de travail. Cela peut inclure des témoignages d’autres employés, des enregistrements de conversations, ou encore un constat d’huissier.

Dans le cas mentionné dans le texte, le salarié a produit un procès-verbal de constat d’huissier, qui a enregistré les déclarations de l’employeur affirmant qu’il ne souhaitait plus voir le salarié et qu’il ne faisait plus partie du magasin. Ce type de preuve est déterminant pour établir la réalité du licenciement verbal et pour soutenir la demande d’indemnisation du salarié.

Qu’est-ce qu’une mise à pied conservatoire ?

Une mise à pied conservatoire est une mesure disciplinaire qui suspend temporairement un salarié de ses fonctions, généralement en attendant une décision concernant une faute grave. Contrairement à un licenciement, la mise à pied conservatoire ne met pas fin au contrat de travail, mais elle peut être un prélude à un licenciement si les faits reprochés sont avérés.

Dans le contexte d’un licenciement verbal, l’employeur peut tenter de justifier ses actions en affirmant qu’il a imposé une mise à pied conservatoire. Cependant, pour que cette mesure soit valide, elle doit être clairement notifiée au salarié et respecter la procédure légale. Si ce n’est pas le cas, le salarié peut contester la mise à pied et revendiquer des droits en cas de licenciement verbal.


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