Conflit matrimonial et enjeux de la séparation légale

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Conflit matrimonial et enjeux de la séparation légale

L’Essentiel : M. [F] [A] et Mme [P] [G] se sont mariés le [Date mariage 5] 2004 à [Localité 13], et ont eu deux enfants, [I] [A] en 2007 et [V] [A] en 2011. Le 29 juillet 2024, ils ont déposé une requête conjointe en divorce, fixant l’audience au 4 novembre 2024. Après délibération, le juge a prononcé le divorce le 7 janvier 2025, inscrivant la mention en marge des actes de mariage et de naissance. La convention de règlement des effets du divorce a été homologuée, et chaque partie est responsable de ses dépens.

Union et enfants

M. [F] [A] et Mme [P] [G] se sont mariés le [Date mariage 5] 2004 à [Localité 13], avec un contrat de mariage établi le 24 août 2004 par Maître [J] [H]. De cette union sont nés deux enfants : [I] [A], en 2007, et [V] [A], en 2011.

Demande de divorce

Le 29 juillet 2024, M. [F] [A] et Mme [P] [G] ont déposé une requête conjointe en divorce auprès du Juge aux Affaires Familiales, en se basant sur l’article 233 du Code Civil. L’audience d’orientation et de mesures provisoires a été fixée au 4 novembre 2024.

Procédure judiciaire

À l’issue des débats en chambre du conseil, l’affaire a été mise en délibéré pour le 7 janvier 2025. L’ordonnance de clôture a été rendue à cette date, marquant la fin des échanges sur le dossier.

Décision du juge

Le juge aux affaires familiales a prononcé le divorce de M. [F] [Y] [T] [A] et de Mme [P] [N] [G] par décision contradictoire, en premier ressort, sur le fondement de l’article 233 du Code Civil. La mention du divorce sera inscrite en marge de l’acte de mariage et des actes de naissance des époux.

Homologation de la convention

La convention portant règlement des effets du divorce a été homologuée, lui conférant force exécutoire. Les parties sont condamnées à respecter les obligations qu’elles ont convenues.

Dépens et signification

Chaque partie est responsable de ses propres dépens. La décision sera signifiée par la partie la plus diligente. Le jugement a été signé par la Vice-Présidente, Juge aux affaires familiales, et le Greffier présent lors du prononcé.

Q/R juridiques soulevées :

Quelle est la procédure de divorce selon l’article 233 du Code Civil ?

L’article 233 du Code Civil stipule que le divorce peut être demandé par l’un ou l’autre des époux, ou par les deux conjointement, sur le fondement de la rupture du lien conjugal.

Il est précisé que :

« Le divorce peut être demandé par l’un des époux ou par les deux conjointement.

Il est prononcé par le juge aux affaires familiales. »

Dans le cas présent, M. [F] [A] et Mme [P] [G] ont saisi le Juge aux Affaires Familiales par une requête conjointe, ce qui est conforme à la procédure prévue par cet article.

La demande a été faite le 29 juillet 2024, et l’audience d’orientation et de mesures provisoires a eu lieu le 4 novembre 2024, ce qui respecte les délais et les étapes de la procédure de divorce.

Quelles sont les conséquences de la décision de divorce sur l’état civil des époux ?

La décision de divorce entraîne des conséquences sur l’état civil des époux, notamment la mention du divorce sur les actes de mariage et de naissance.

L’article 1082 du Code de Procédure Civile précise que :

« La mention du divorce est portée en marge de l’acte de mariage ainsi que des actes de naissance des époux. »

Dans le jugement rendu, il est clairement indiqué que la mention du divorce sera portée en marge de l’acte de mariage et des actes de naissance des époux.

Cela garantit que l’état civil des époux est mis à jour et que le divorce est officiellement reconnu.

Quelles sont les implications de l’homologation de la convention de divorce ?

L’homologation de la convention de divorce a des implications importantes, car elle confère à cette convention force exécutoire.

L’article 267 du Code Civil stipule que :

« La convention de divorce homologuée a force obligatoire entre les parties. »

Dans le jugement, il est mentionné que la convention portant règlement des effets du divorce a été homologuée, ce qui signifie que les parties sont tenues de respecter les obligations qu’elles se sont fixées dans cette convention.

Cela permet d’assurer que les engagements pris par les époux sont juridiquement contraignants et peuvent être exécutés en cas de non-respect.

Qui supporte les frais de la procédure de divorce ?

Concernant les frais de la procédure de divorce, le jugement précise que chaque partie supporte ses propres dépens.

L’article 695 du Code de Procédure Civile indique que :

« La partie qui succombe est condamnée aux dépens. »

Cependant, dans ce cas précis, le tribunal a décidé de laisser à chaque partie la charge de ses propres dépens, ce qui est une pratique courante dans les affaires de divorce lorsque les époux s’accordent sur les termes de leur séparation.

Cela signifie que chacun des époux devra assumer les frais engagés pour sa propre défense et ses propres intérêts dans la procédure.

Tribunal judiciaire de Bordeaux
Chambre de la famille – CABINET JAF 2
N° RG 24/06732 – N° Portalis DBX6-W-B7I-ZCLT
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE BORDEAUX

CHAMBRE DE LA FAMILLE
CABINET JAF 2

20L
N° RG 24/06732 – N° Portalis DBX6-W-B7I-ZCLT

N° minute : 25/

du 07 Janvier 2025

JUGEMENT SUR LE FOND

AFFAIRE :

[F] [Y] [T] [A]

[P] [N] [G] épouse [A]

Copie exécutoire délivrée à
Me Céline CAZENAVE
Me Lauriane DARGELAS

le

LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES STATUANT PUBLIQUEMENT, PAR JUGEMENT MIS À DISPOSITION AU GREFFE
LE SEPT JANVIER DEUX MIL VINGT CINQ,

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

Madame Myriam JOYAUX, Vice-Présidente Juge aux affaires familiales,
Madame Christelle BERNACHOT, Greffier,

VU la requête conjointe présentée par :

Monsieur [F] [Y] [T] [A]
né le [Date naissance 6] 1978 à [Localité 9]
[Adresse 2]
[Localité 7]

Représenté par Me Lauriane DARGELAS, avocat au barreau de BORDEAUX

Madame [P] [N] [G] épouse [A]
née le [Date naissance 1] 1975 à [Localité 12]
[Adresse 2]
[Localité 7]

Représentée par Me Céline CAZENAVE, avocat au barreau de BORDEAUX

DEMANDEURS

Tribunal judiciaire de Bordeaux
Chambre de la famille – CABINET JAF 2
N° RG 24/06732 – N° Portalis DBX6-W-B7I-ZCLT

PROCÉDURE ET DÉBATS :

M. [F] [A] et Mme [P] [G] se sont unis en mariage le [Date mariage 5] 2004 devant l’officier de l’Etat Civil de la commune de [Localité 13] (21), avec un contrat de mariage préalable à leur union reçu le 24 août 2004 par Maître [J] [H], notaire à [Localité 8] (HAUTS DE SEINE).

Deux enfants sont issus de cette union :
– [I] [A], né le [Date naissance 3] 2007 à [Localité 11] (75)
– [V] [A], née le [Date naissance 4] 2011 à [Localité 10] (91)

M. [F] [A] et Mme [P] [G] ont saisi le Juge aux Affaires Familiales par une requête conjointe en divorce sur le fondement de l’article 233 du Code Civil, le 29 juillet 2024, pour l’audience d’orientation et de mesures provisoires du 4 novembre 2024.

A cette date, l’affaire étant prête, l’ordonnance de clôture a été rendue,

A cette date, après débats en chambre du conseil, l’affaire a été mise en délibéré au 7 janvier 2025 par mise à disposition au greffe.

[DÉBATS NON PUBLICS – Motivation de la décision occultée]
PAR CES MOTIFS :

Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement après débats en chambre du conseil, par décision contradictoire et en premier ressort,

Prononce, sur le fondement de l’article 233 du Code Civil, le divorce de :

Monsieur [F] [Y] [T] [A]
né le [Date naissance 6] 1978 à [Localité 9]

et de

Madame [P] [N] [G] épouse [A]
née le [Date naissance 1] 1975 à [Localité 12]

qui s’étaient unis en mariage le [Date mariage 5] 2004 devant l’officier de l’Etat Civil de la commune de [Localité 13] (21), avec un contrat de mariage préalable à leur union reçu le 24 août 2004 par Maître [J] [H], notaire à [Localité 8] (HAUTS DE SEINE).

Dit que la mention du divorce sera portée en marge de l’acte de mariage ainsi que des actes de naissance des époux, sur chacun des registres, au vu, soit du dispositif de la présente décision, soit d’un extrait établi conformément aux dispositions de l’article 1082 du Code de Procédure Civile.

Homologue la convention portant règlement des effets du divorce annexée au présent jugement.

Rappelle que l’homologation de ladite convention lui donne force exécutoire et condamne en tant que de besoin les parties à exécuter les obligations qu’elles se sont fixées.

Laisse à chaque partie la charge de ses propres dépens.

Tribunal judiciaire de Bordeaux – Chambre de la famille – CABINET JAF 2
N° RG 24/06732 – N° Portalis DBX6-W-B7I-ZCLT

Dit que la présente décision sera signifiée par la partie la plus diligente.

Le présent jugement a été signé par Madame Myriam JOYAUX, Vice-Présidente, Juge aux affaires familiales et par Madame Christelle BERNACHOT, Greffier, présente lors du prononcé.

LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES


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