Tribunal judiciaire de Meaux, 28 décembre 2024, RG n° 24/03512
Tribunal judiciaire de Meaux, 28 décembre 2024, RG n° 24/03512

Type de juridiction : Tribunal judiciaire

Juridiction : Tribunal judiciaire de Meaux

Thématique : Prolongation de la rétention : enjeux de légalité et de droits individuels en matière d’éloignement administratif.

Résumé

Contexte de l’audience

En présence de Monsieur [F] [W], interprète assermenté pour la langue arabe, l’audience publique a été convoquée pour examiner la situation d’une personne retenue. Les droits de cette personne, tels que reconnus par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ont été rappelés. Les avocats de la défense et du préfet de l’Essonne ont été entendus, ainsi que Monsieur [S] [Z].

Examen de la légalité de la rétention

Le juge, en tant que gardien de la liberté individuelle, a examiné la légalité de la rétention. Il a constaté que la procédure était recevable et régulière, conformément aux dispositions légales. L’article L. 743-11 stipule qu’aucune irrégularité antérieure ne peut être soulevée lors de l’audience relative à la troisième prolongation de la rétention.

Information des droits de la personne retenue

Il a été établi que la personne retenue avait été informée de ses droits dès son placement et qu’elle avait eu la possibilité de les faire valoir depuis son arrivée au centre de rétention. Le juge a souligné que c’est à l’autorité administrative d’apprécier la nécessité de l’éloignement d’un étranger, même en cas de circonstances personnelles ou familiales.

Conditions de prolongation de la rétention

Selon l’article L. 742-5, le juge peut être saisi pour une troisième prolongation de la rétention si certaines conditions sont remplies. Ces conditions ne sont pas cumulatives, et il a été noté que la mesure d’éloignement n’avait pas pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat.

Décision de prolongation de la rétention

Le juge a décidé de prolonger la rétention de la personne retenue, considérant que cela permettrait l’exécution de la mesure d’éloignement. La requête a été déclarée recevable et la procédure régulière, ordonnant une prolongation de quinze jours à compter du 27 décembre 2024.

Voies de recours et droits du retenu

L’ordonnance est susceptible d’appel dans les 24 heures suivant sa notification. Pendant la durée de sa rétention, la personne retenue a le droit de demander l’assistance d’un interprète, d’un avocat, et de communiquer avec son consulat. Elle peut également contacter des organisations compétentes pour visiter les lieux de rétention et demander la cessation de sa rétention par simple requête.

Annexe TJ Meaux – (rétentions administratives)
N° RG 24/03512 Page
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MEAUX
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CONTENTIEUX DE LA RETENTION ADMINISTRATIVE
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[Adresse 13]

Ordonnance statuant sur la troisième prolongation
d’une mesure de rétention administrative

Ordonnance du 28 Décembre 2024
Dossier N° RG 24/03512

Nous, Catherine MORIN-GONZALEZ, magistrat du siège au tribunal judiciaire de Meaux, assisté de Emilie CHARTON, greffier ;

Vu les articles L 742-2, L 742-5, R 741-1, R 741-2, R 742-1 à R 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

Vu l’arrêté pris le 03 juillet 2024 par le préfet de Police de Paris faisant obligation à M. [S] [Z] en réalité Monsieur [Z] [S] de quitter le territoire français ;

Vu la décision de placement en rétention administrative prise le 25 octobre 2024 par le PRÉFET DE L’ESSONNE à l’encontre de M. [S] [Z] en réalité Monsieur [Z] [S], notifiée à l’intéressé le 28 octobre 2024 à 10h22 ;

Vu l’ordonnance rendue le 28 novembre 2024 par le magistrat du siège de Meaux prolongeant la rétention administrative de M. [S] [Z] en réalité Monsieur [Z] [S] pour une durée de trente jours à compter du 27 novembre 2024 ; décision dont la déclaration d’appel a été rejetée par le premier président de la cour d’appel de Paris le 30 novembre 2024 ;

Vu la requête du PRÉFET DE L’ESSONNE datée du 27 décembre 2024, reçue et enregistrée le 27 décembre 2024 à 10h18 au greffe du tribunal, tendant à la prolongation pour une durée de quinze jours supplémentaires, à compter du 27 décembre 2024, la rétention administrative de :

Monsieur [S] [Z] en réalité Monsieur [Z] [S], né le 18 Janvier 1991 à [Localité 15] ( SOUDAN), de nationalité Soudanaise

Vu l’extrait individualisé du registre prévu par l’article L. 744-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

En l’absence du procureur de la République régulièrement avisé par le greffier, dès réception de la requête, de la date, de l’heure, du lieu et de l’objet de la présente audience ;

En présence de Monsieur [F] [W], interprète inscrit sur la liste établie par la cour d’appel de Paris, assermenté pour la langue arabe déclarée comprise par la personne retenue à l’inverse du français ;

Après avoir, en audience publique, rappelé à la personne retenue les droits qui lui sont reconnus par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, puis entendu en leurs observations, moyens et arguments :
– Me Maëliss LOISEL, avocat de permanence au barreau de Meaux désigné d’office à la demande de la personne retenue pour l’assister ;
– Me Isabelle ZERAD, avocat substituant le Cabinet CENTAURE , avocat représentant le PRÉFET DE L’ESSONNE ;
– M. [S] [Z] en réalité Monsieur [Z] [S];

PAR CES MOTIFS,

DÉCLARONS la requête recevable et la procédure régulière ;

ORDONNONS une troisième prolongation de la rétention de M. [S] [Z] en réalité Monsieur [Z] [S], au centre de rétention administrative n° 3 du [Localité 16] (77) ou dans tout autre centre ne dépendant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée de quinze jours à compter du 27 décembre 2024 ;

Prononcé publiquement au palais de justice du Mesnil-Amelot, le 28 Décembre 2024 à 11h48 .

Le greffier, Le juge,

qui ont signé l’original de l’ordonnance.

Pour information :

– La présente ordonnance est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel de Paris dans les 24 heures de sa notification. Le délai d’appel qui expirerait normalement un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Le premier président est saisi par une déclaration écrite motivée, transmise par tout moyen au greffe de la cour d’appel de Paris (Service des étrangers – Pôle 1 Chambre 11), notamment par télécopie au 01.44.32.78.05 ou par courriel à l’adresse mail [Courriel 14] . Cet appel n’est pas suspensif. L’intéressé est maintenu à disposition de la justice jusqu’à l’audience qui se tiendra à la cour d’appel.
– Pendant toute la durée de sa rétention, le retenu peut demander l’assistance d’un interprète, d’un avocat ainsi que d’un médecin, et communiquer avec son consulat ou toute personne de votre choix.
– Le retenu bénéficie également du droit de contacter toute organisation et instance nationale, internationale ou non gouvernementale compétente pour visiter les lieux de rétention, notamment :
• le Contrôleur général des lieux de privation de liberté ([Adresse 8] ; www.cglpl.fr ; tél. : [XXXXXXXX03] ; fax : 01.42.38.85.32) ;
• le Défenseur des droits ([Adresse 11] ; tél. : [XXXXXXXX05]) ;
• France Terre d’Asile ([Adresse 9] ; tél. : [XXXXXXXX02]) ;
• Forum Réfugiés Cosi ([Adresse 10] ; tél. : [XXXXXXXX04]) ;
• Médecins sans frontières – MSF ([Adresse 12] ; tél. : [XXXXXXXX01]).
– La CIMADE, association indépendante de l’administration présente dans chacun des centres de rétention du Mesnil-Amelot (Tél. CIMADE CRA2 : [XXXXXXXX06] / [XXXXXXXX07] – Tél. CIMADE CRA 3 : 09.72.41.57.14 / 01.84.16.91.22), est à la disposition des retenus, sans formalité, pour les aider dans l’exercice effectif de leurs droits, aux heures d’accueil précisées par le règlement intérieur.
– Chaque retenu est en droit de demander, à tout moment, qu’il soit mis fin à sa rétention par simple requête, motivée et signée, adressée au magistrat du siège par tout moyen, accompagnée de toutes les pièces justificatives.

Reçu, le 28 décembre 2024, dans une langue comprise, notification orale des motifs et du dispositif de la présente ordonnance, avec remise d’une copie intégrale, information des voies de recours et de leurs incidences, ainsi que rappel des droits pouvant être exercés pendant le maintien en rétention.
La personne retenue, L’interprète ayant prêté son concours

Reçu copie intégrale de la présente ordonnance le 28 décembre 2024.
L’avocat du PRÉFET DE L’ESSONNE,

Reçu copie intégrale de la présente ordonnance le 28 décembre 2024.
L’avocat de la personne retenue,

 


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