Type de juridiction : Cour administrative d’appel
Juridiction : CAAde Paris
Thématique : Supplément de jouets et TVA sur la presse
→ RésuméLa société FLEURUS PRESSE a proposé son titre Papoum, destiné aux jeunes lecteurs, avec un jouet en vente en kiosque. L’administration fiscale a jugé que, bien que la revue bénéficie d’un taux de TVA réduit de 2,10 %, le jouet devait être soumis au taux normal de 20,60 %. Les juges ont confirmé cette position, considérant que les jouets, pouvant être utilisés séparément, ne constituaient pas une prestation accessoire indissociable de la revue. Ainsi, la fourniture des objets était rémunérée par une partie du prix de vente, excluant l’application du taux réduit pour FLEURUS PRESSE.
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La société FLEURUS PRESSE, qui exerce une activité d’édition de revues enfantines, a, proposé à la vente en kiosque son titre Papoum destiné aux très jeunes lecteurs de 6 à 24 mois en l’accompagnant d’un jouet. L’administration fiscale a estimé que, si la revue relevait du taux particulier de taxe sur la valeur ajoutée de 2,10 % prévu à l’article 298 septies du code général des impôts pour les publications de presse, la part du prix de vente correspondant à l’objet fourni avec la publication devait en revanche être soumise au taux de tva de 20,60 % (en vigueur à l’époque).
Saisis, les juges administratifs ont conforté la position du Fisc : les jouets en cause, équivalents aux jouets vendus séparément dans le commerce, peuvent faire l’objet d’un usage séparé par l’acheteur et ne constituent pas pour le lecteur un moyen de bénéficier dans les meilleures conditions de la publication. Leur livraison ne saurait être regardée comme une prestation accessoire indissociable de la vente de la revue, quand bien même ils étaient fournis dans le même emballage. Les dispositions de l’article 298 septies du code général des impôts ne visent que les publications remplissant les conditions prévues par les articles 72 et 73 de l’annexe III du code.
Les objets ayant accompagné la revue doivent être regardés comme ayant été fournis à titre onéreux, cette fourniture étant rémunérée par une partie du prix de vente de la publication (la société FLEURUS PRESSE ne saurait donc se prévaloir de ces dispositions pour obtenir l’application du taux réduit de 2,10 %).
Mots clés : Supplément cadeaux
Thème : Supplément cadeaux – Presse
A propos de cette jurisprudence : juridiction : Cour administrative d’appel de Paris | 22 octobre 2009 | Pays : France
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