L’Essentiel : Le tribunal correctionnel a jugé Mme [G] [L] coupable d’abus de faiblesse sur la personne de [O] [I] le 15 mars 2022. Elle a été condamnée à deux ans d’emprisonnement, dont six mois avec sursis, et a reçu une interdiction de cinq ans d’exercer toute activité liée aux personnes âgées. Suite à ce jugement, Mme [L] a interjeté appel, tandis que le ministère public a formé un appel incident. L’examen des moyens a révélé que le premier moyen soulevé ne permet pas l’admission du pourvoi selon l’article 567-1-1 du code de procédure pénale.
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Contexte de l’affaireLe tribunal correctionnel a rendu un jugement le 15 mars 2022 concernant Mme [G] [L], l’accusant d’abus de faiblesse sur la personne de [O] [I]. Décisions judiciairesMme [L] a été déclarée coupable et condamnée à deux ans d’emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire. De plus, elle a reçu une interdiction de cinq ans d’exercer toute activité en rapport avec des personnes âgées, et le tribunal a également statué sur l’action civile. Appels interjetésSuite à ce jugement, Mme [L] a décidé de relever appel, tandis que le ministère public a formé un appel incident. Examen des moyensLe premier moyen soulevé n’est pas de nature à permettre l’admission du pourvoi selon l’article 567-1-1 du code de procédure pénale. |
Q/R juridiques soulevées :
Quelles sont les implications juridiques de l’abus de faiblesse selon le Code pénal ?L’abus de faiblesse est régi par l’article 223-15-2 du Code pénal, qui stipule que « le fait, par une personne, d’abuser de la faiblesse d’une personne en raison de son état de santé, de son âge ou de sa situation de dépendance, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. » Cet article vise à protéger les personnes vulnérables, notamment les personnes âgées ou en situation de dépendance, contre les abus qui peuvent découler de leur fragilité. Il est essentiel de noter que pour qu’il y ait abus de faiblesse, il doit y avoir une exploitation de la vulnérabilité de la victime, ce qui implique une connaissance de cette vulnérabilité par l’auteur des faits. En l’espèce, le tribunal correctionnel a reconnu Mme [L] coupable d’abus de faiblesse, ce qui souligne la gravité des actes commis à l’encontre de la personne de [O] [I]. Quelles sont les conséquences d’une condamnation pour abus de faiblesse ?Les conséquences d’une condamnation pour abus de faiblesse peuvent être multiples et sont encadrées par le Code pénal et le Code de procédure pénale. Selon l’article 131-1 du Code pénal, « la peine principale est l’emprisonnement ou l’amende. » Dans le cas présent, Mme [L] a été condamnée à deux ans d’emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire. De plus, l’article 131-3 du même code précise que « les peines complémentaires peuvent être prononcées. » Ici, Mme [L] a également été frappée d’une interdiction d’exercer une activité en rapport avec des personnes âgées pendant cinq ans, ce qui illustre la volonté de protéger les personnes vulnérables. Ces sanctions visent à dissuader de tels comportements et à garantir la sécurité des personnes âgées ou dépendantes. Comment se déroule la procédure d’appel dans le cadre d’une condamnation pénale ?La procédure d’appel est régie par le Code de procédure pénale, notamment par les articles 497 et suivants. L’article 497 stipule que « l’appel est formé par déclaration au greffe de la juridiction qui a rendu la décision. » Dans le cas présent, Mme [L] a relevé appel de la décision du tribunal correctionnel, ce qui est son droit en tant que partie condamnée. L’article 498 précise que « l’appel est suspensif, sauf disposition contraire. » Cela signifie que, en principe, la condamnation n’est pas exécutée tant que l’appel n’a pas été tranché, sauf si le tribunal en décide autrement. Le ministère public a également formé un appel incident, ce qui est possible lorsque le ministère public souhaite contester une décision qui lui semble insuffisante ou inappropriée. Cette procédure permet de garantir un double degré de juridiction, essentiel pour la protection des droits des parties en matière pénale. |
N° 00057
GM
22 JANVIER 2025
CASSATION PARTIELLE
M. BONNAL président,
R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E
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AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
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ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE,
DU 22 JANVIER 2025
Mme [G] [L] a formé un pourvoi contre l’arrêt de la cour d’appel de Papeete, chambre correctionnelle, en date du 28 février 2024, qui, pour abus de faiblesse, l’a condamnée à deux ans d’emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire, cinq ans d’interdiction professionnelle et a prononcé sur les intérêts civils.
Un mémoire a été produit.
Sur le rapport de M. Turbeaux, conseiller, les observations de la société Buk Lament – Robillot, avocat de Mme [G] [L], et les conclusions de M. Crocq, avocat général, après débats en l’audience publique du 11 décembre 2024 où étaient présents M. Bonnal, président, M. Turbeaux, conseiller rapporteur, M. de Larosière de Champfeu, conseiller de la chambre, et M. Maréville, greffier de chambre,
la chambre criminelle de la Cour de cassation, composée en application de l’article 567-1-1 du code de procédure pénale, des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.
1. Il résulte de l’arrêt attaqué et des pièces de procédure ce qui suit.
2. Par jugement du 15 mars 2022, le tribunal correctionnel a déclaré Mme [G] [L] coupable d’abus de faiblesse commis sur la personne de [O] [I], l’a condamnée à deux ans d’emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire, cinq ans d’interdiction d’exercer une activité en rapport avec des personnes âgées, et a statué sur l’action civile.
3. Mme [L] a relevé appel et le ministère public a formé appel incident.
Sur le premier moyen
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