Dans cette affaire, une conductrice a été verbalisée pour avoir franchi une ligne continue le 27 novembre 2021. Suite à cette contravention, elle a été condamnée par une ordonnance pénale à une amende de 135 euros, ce qui l’a poussée à former opposition à cette décision. La conductrice a contesté le jugement en invoquant une violation de l’article 537 du code de procédure pénale, soutenant que le tribunal avait relaxé la prévenue sans preuve. La Cour a rappelé que les procès-verbaux des agents de police font foi jusqu’à preuve du contraire, concluant à une cassation de la décision du tribunal de police.. Consulter la source documentaire.
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Quelle est la portée de l’article 537 du code de procédure pénale concernant les procès-verbaux établis par les officiers de police judiciaire ?L’article 537 du code de procédure pénale stipule que : « Les procès-verbaux établis par les officiers et agents de police judiciaire font foi jusqu’à preuve contraire des contraventions qu’ils constatent. Cette preuve ne peut être rapportée que par écrit ou par témoins. » Ainsi, cet article établit une présomption de véracité en faveur des procès-verbaux, ce qui signifie que, tant qu’une preuve contraire n’est pas apportée, les constatations faites par les agents de police sont considérées comme valides. Dans le cas présent, la prévenue a contesté le procès-verbal en affirmant que les fonctionnaires de police avaient commis une erreur en identifiant le véhicule. Cependant, pour que cette contestation soit recevable, il aurait fallu qu’elle apporte une preuve écrite ou des témoignages qui contredisent les constatations du procès-verbal. Quelles sont les conséquences de la relaxe d’une prévenue au bénéfice du doute dans le cadre d’une contravention ?La relaxe d’une prévenue au bénéfice du doute implique que le tribunal n’a pas trouvé de preuves suffisantes pour établir la culpabilité de l’intéressée. Dans le jugement attaqué, il est mentionné que : « Il ne résulte pas des débats de l’audience et des pièces versées à la procédure que les faits reprochés à l’intéressée soient établis. » Cela signifie que le tribunal a décidé de ne pas condamner la prévenue, car il n’y avait pas de preuves suffisantes pour prouver qu’elle avait effectivement commis l’infraction. Cependant, cette décision doit être fondée sur des éléments de preuve qui respectent les exigences légales. En l’espèce, le tribunal a méconnu l’article 537 du code de procédure pénale en relaxant la prévenue sans avoir constaté que la preuve contraire avait été apportée dans les conditions prévues par la loi. Comment le tribunal de police a-t-il méconnu le principe de la preuve dans cette affaire ?Le tribunal de police a méconnu le principe de la preuve en relaxant la prévenue sans établir que la preuve contraire aux constatations du procès-verbal avait été rapportée. En effet, le jugement a énoncé que : « Il convient de la relaxer au bénéfice du doute. » Cependant, le bénéfice du doute ne peut être accordé que lorsque la preuve de l’infraction n’est pas établie, et non pas simplement parce qu’il existe un doute. Dans cette affaire, le tribunal n’a pas vérifié si la prévenue avait effectivement apporté des éléments de preuve, que ce soit par écrit ou par témoins, pour contredire le procès-verbal. Ainsi, la relaxe a été prononcée en violation des dispositions de l’article 537 du code de procédure pénale, entraînant une cassation de la décision. |
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