L’Essentiel : En 2015, un mari et une épouse se sont unis sans contrat de mariage, donnant naissance à un fils en 2010 et une fille en 2014. En mars 2023, le mari a engagé une procédure de divorce. En mai 2023, un juge a attribué la jouissance du logement familial au mari, qui doit également assumer les mensualités des prêts immobiliers. La résidence des enfants a été fixée en alternance. En décembre 2024, les parties ont signé une convention pour régler les conséquences du divorce, soumise à homologation. Le juge a prononcé le divorce et a homologué la convention, chaque partie supportant ses frais de justice.
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Contexte du mariageLes époux, un mari et une épouse, se sont unis par les liens du mariage en 2015, sans établir de contrat de mariage. De cette union, deux enfants sont nés, un fils et une fille, respectivement en 2010 et 2014. Procédure de divorceEn mars 2023, le mari a initié une procédure de divorce à l’encontre de son épouse. En mai 2023, un juge a rendu une ordonnance attribuant la jouissance du logement familial au mari, tout en lui imposant la charge des mensualités des prêts immobiliers liés à ce bien. La résidence des enfants a été fixée en alternance entre les deux parents, qui se sont également engagés à partager les frais liés à leur éducation. Homologation de la conventionAu cours de la procédure, les parties ont trouvé un terrain d’entente et ont signé une convention en décembre 2024, visant à régler toutes les conséquences de leur divorce. Cette convention a été soumise à homologation. Décision du jugeLe juge aux affaires familiales a prononcé le divorce des époux, en mentionnant que le jugement serait inscrit en marge de leur acte de mariage et des actes de naissance des enfants. Il a également rappelé aux parties l’obligation de procéder à un partage amiable de leurs biens, avec des dispositions en cas de désaccord. Conclusion et dépensLe juge a homologué la convention signée par les parties et a décidé que chaque partie supporterait ses propres frais de justice, tout en respectant les règles relatives à l’aide juridictionnelle. |
Q/R juridiques soulevées :
Quelles sont les conséquences juridiques du divorce prononcé par le Juge aux affaires familiales ?Le divorce prononcé par le Juge aux affaires familiales entraîne plusieurs conséquences juridiques, notamment en ce qui concerne la situation patrimoniale et familiale des époux. Selon l’article 268 du Code civil, « le divorce met fin à la vie commune des époux et entraîne la dissolution du lien matrimonial ». Cela signifie que les époux ne sont plus tenus aux obligations de cohabitation et de secours mutuel. De plus, l’article 233 du Code civil précise que « le divorce peut être prononcé à la demande de l’un des époux ou des deux ». Dans ce cas, le divorce a été prononcé à la demande de l’un des époux, Monsieur [U], ce qui a conduit à l’homologation de la convention signée le 4 décembre 2024, réglant les effets du divorce. Comment est régie la résidence des enfants après le divorce ?La résidence des enfants après le divorce est régie par les dispositions du Code civil relatives à l’autorité parentale. L’article 373-2 du Code civil stipule que « lorsqu’il y a séparation des parents, la résidence de l’enfant est fixée chez l’un d’eux ou en alternance chez chacun d’eux ». Dans cette affaire, le Juge a fixé la résidence habituelle des enfants en alternance, ce qui implique que chaque parent a le droit de voir et d’élever ses enfants. De plus, l’article 373-2-9 du Code civil précise que « les parents doivent prendre ensemble les décisions concernant l’enfant ». Ainsi, l’exercice conjoint de l’autorité parentale a été constaté par le Juge, garantissant que les deux parents participent aux décisions importantes concernant leurs enfants. Quelles sont les obligations financières des époux après le divorce ?Les obligations financières des époux après le divorce sont également encadrées par le Code civil et le Code de procédure civile. L’article 270 du Code civil dispose que « le divorce emporte, sauf convention contraire, la liquidation du régime matrimonial ». Cela signifie que les époux doivent procéder à un partage amiable de leurs biens, comme le rappelle le jugement. En ce qui concerne les enfants, chaque parent doit assumer les frais courants afférents à leur entretien pendant sa période d’accueil, conformément à la décision du Juge. L’article 1359 du Code de procédure civile précise que « les parties doivent prouver les faits qui leur sont favorables ». Ainsi, en cas de désaccord sur le partage des biens ou des obligations financières, les époux devront se conformer aux dispositions des articles 1359 et suivants du Code de procédure civile pour résoudre leurs différends. Quelles sont les formalités à respecter après le prononcé du divorce ?Après le prononcé du divorce, plusieurs formalités doivent être respectées, notamment en ce qui concerne l’enregistrement du jugement. L’article 799 alinéa 3 du Code de procédure civile stipule que « le jugement est mis à disposition au greffe ». Cela signifie que le jugement de divorce doit être enregistré et mentionné en marge de l’acte de mariage et des actes de naissance des époux. De plus, l’article 450 du Code de procédure civile précise que « les parties doivent être avisées des décisions rendues ». Ainsi, les époux doivent être informés des conséquences de la décision de divorce et des obligations qui en découlent, notamment en matière de partage des biens et de garde des enfants. |
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE RENNES
[Adresse 9] – [Localité 7] – tél : [XXXXXXXX02]
N°
Cabinet E
3ème Chambre Civile
Le 04 Février 2025
N° RG 23/02296 – N° Portalis DBYC-W-B7H-KHDQ
Epoux [U]
(divorce)
2 Copie(s) certifiée(s) conforme(s) délivrée(s)
à l’avocat
aux avocats
le :
2 Copie(s) exécutoire(s) délivrée(s)
aux parties (LRAR)
le :
1 extrait à la CAF
1 copie dossier
TROISIEME CHAMBRE CIVILE
JUGEMENT
DEMANDEUR :
Monsieur [K] [U]
né le [Date naissance 6] 1981 à [Localité 12], demeurant [Adresse 11]
représenté par Me Isabelle BAGOT, avocat au barreau de RENNES
DEFENDEUR :
Madame [V] [P] épouse [U]
née le [Date naissance 1] 1983 à [Localité 12], demeurant [Adresse 5]
représentée par Me Sonia LEVREL, avocat au barreau de RENNES
COMPOSITION
Maryline BOIZARD, Juge aux affaires familiales,
Assisté de Christine BECAERT, Greffier, lors des débats
et lors du prononcé, qui a signé la présente décision.
DEBATS
Hors la présence du public, le 17 décembre 2024
JUGEMENT
contradictoire, public et en premier ressort
mis à disposition au greffe le 04 Février 2025
date indiquée à l’issue des débats.
Monsieur [K] [U] et Madame [V] [P] se sont mariés le [Date mariage 8] 2015 devant l’officier de l’état civil de [Localité 10] (35), sans contrat de mariage préalable.
Deux enfants sont issus de cette union:
– [J], né le [Date naissance 6] 2010
– [W], né le [Date naissance 3] 2014.
Par acte en date du 15 mars 2023, Monsieur [U] assignait son épouse en divorce.
Par ordonnance en date du 31 mai 2023, Juge de la mise en état a notamment :
-attribué la jouissance du logement familial à Monsieur [U], à titre gratuit s’agissant d’un bien propre,
– dit que Monsieur [U] prendra à sa charge, à titre définitif, les mensualités des prêts immobiliers de 252,08 €, 171,01 € et 86,58 €, afférents à son bien propre,
– constaté l’exercice conjoint de l’autorité parentale,
– fixé la résidence habituelle des enfants en alternance,
– dit que chacun des parents assumera les frais courants afférents aux enfants sur sa période d’accueil et que les autres frais concernant les enfants seront partagés par moitié entre les parties.
En cours de procédure, les parties se sont rapprochées et sollicitent désormais l’homologation de la convention signée le 4 décembre 2024, réglant l’intégralité des conséquences de leur divorce en application de l’article 268 du Code Civil.
La procédure a été clôturée le 17 décembre 2024 par ordonnance du même jour et, conformément aux dispositions de l’article 799 alinéa 3 du Code de procédure civile, la décision a été mise en délibéré par mise à disposition au Greffe le 04 février 2025.
Le Juge aux affaires familiales, statuant publiquement, contradictoirement après débats en chambre du conseil, en premier ressort et par mise à disposition du jugement au Greffe, les parties en ayant été avisées dans les conditions du 2ème alinéa de l’article 450 du Code de procédure civile;
VU les articles 233 et 234 du Code civil et les articles 1123 et 1125 du Code de procédure civile;
VU l’ordonnance de sur mesures provisoires en date du 31 mai 2023 et le procès-verbal d’acceptation annexé ;
VU les déclarations d’acceptation annexées à la requête introductive d’instance ;
VU l’article 268 du Code Civil;
PRONONCE le divorce des époux [U] – [P];
DIT que le dispositif du présent jugement fera l’objet d’une mention en marge de l’acte de mariage des époux dressé le 6 juin 2015 par l’officier de l’état civil de [Localité 10] (35) ainsi qu’en marge de l’acte de naissance de chacun d’eux, nés respectivement :
– Monsieur [K] [C] [U], le [Date naissance 6] 1981 à [Localité 12],
– Madame [V] [X] [H] [P], le [Date naissance 4] 1983 à [Localité 12] ;
RAPPELLE que les parties doivent procéder à un partage amiable de leurs intérêts patrimoniaux;
DIT qu’à défaut d’y parvenir, les parties devront procéder conformément aux dispositions des articles 1359 et suivants du code de procédure civile ;
HOMOLOGUE et ANNEXE la convention établie entre les parties le 4 décembre 2024 réglant l’ensemble des effets du divorce entre les époux et à l’égard des enfants ;
CONDAMNE chaque partie à supporter la charge de ses propres dépens, sous réserve des dispositions relatives au recouvrement des frais de justice en matière d’aide juridictionnelle.
LA GREFFIERE LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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