L’Essentiel :
Contexte de l’affaireIl résulte de l’arrêt attaqué et des pièces de procédure ce qui suit. Mise en accusationPar ordonnance du 16 mars 2022, le juge d’instruction a ordonné la mise en accusation d’un prévenu du chef de meurtre en récidive et son renvoi devant la cour d’assises. Verdict de la cour d’assisesPar arrêt du 15 février 2023, cette juridiction a déclaré le prévenu coupable et, faisant application de l’article 122-1, alinéa 2, du code pénal, l’a condamné à vingt ans de réclusion criminelle, une interdiction du territoire français et quinze ans d’interdiction de détenir ou porter une arme soumise à autorisation. Appels interjetésLe prévenu a relevé appel et le ministère public a formé appel incident. Examen des moyensSur le second moyen, il n’est pas de nature à permettre l’admission du pourvoi au sens de l’article 567-1-1 du code de procédure pénale. |
Contexte de l’affaireIl résulte de l’arrêt attaqué et des pièces de procédure ce qui suit. Mise en accusationPar ordonnance du 16 mars 2022, le juge d’instruction a ordonné la mise en accusation d’un prévenu du chef de meurtre en récidive et son renvoi devant la cour d’assises. Verdict de la cour d’assisesPar arrêt du 15 février 2023, cette juridiction a déclaré le prévenu coupable et, faisant application de l’article 122-1, alinéa 2, du code pénal, l’a condamné à vingt ans de réclusion criminelle, une interdiction du territoire français et quinze ans d’interdiction de détenir ou porter une arme soumise à autorisation. Appels interjetésLe prévenu a relevé appel et le ministère public a formé appel incident. Examen des moyensSur le second moyen, il n’est pas de nature à permettre l’admission du pourvoi au sens de l’article 567-1-1 du code de procédure pénale. |
Q/R juridiques soulevées :
Quelles sont les conséquences juridiques de la mise en accusation d’un individu pour meurtre en récidive ?La mise en accusation d’un individu pour meurtre en récidive entraîne des conséquences juridiques significatives, notamment en ce qui concerne la gravité des peines encourues. Selon l’article 122-1, alinéa 2, du code pénal, « la légitime défense n’est pas retenue lorsque l’auteur a agi avec intention de donner la mort ». Dans le cas présent, l’accusé a été déclaré coupable de meurtre en récidive, ce qui a conduit à une peine de vingt ans de réclusion criminelle. Cette peine est aggravée par le fait que l’individu a déjà été condamné pour des faits similaires, ce qui est pris en compte dans la détermination de la peine. De plus, l’interdiction du territoire français et l’interdiction de détenir ou porter une arme soumise à autorisation sont des mesures complémentaires qui visent à protéger la société. Ces mesures sont également prévues par le code pénal, qui stipule que des peines complémentaires peuvent être prononcées en cas de récidive. Quels sont les droits de l’accusé lors de l’appel d’une décision de condamnation ?Lors de l’appel d’une décision de condamnation, l’accusé dispose de plusieurs droits garantis par le code de procédure pénale. L’article 567-1-1 du code de procédure pénale précise que « le pourvoi en cassation n’est pas admis si le moyen soulevé n’est pas de nature à permettre l’admission du pourvoi ». Cela signifie que l’accusé doit présenter des arguments juridiques solides pour contester la décision de la cour d’assises. En outre, l’accusé a le droit d’être assisté par un avocat tout au long de la procédure d’appel, ce qui lui permet de bénéficier d’une défense adéquate. Il peut également demander la révision des éléments de preuve présentés lors du procès initial, ainsi que la possibilité de faire entendre de nouveaux témoins. Ces droits sont essentiels pour garantir un procès équitable et respecter le principe de la présomption d’innocence. Quelles sont les implications de l’appel incident formé par le ministère public ?L’appel incident formé par le ministère public a des implications importantes sur le déroulement de la procédure d’appel. En effet, l’article 567-1-1 du code de procédure pénale permet au ministère public de contester certains aspects de la décision de la cour d’assises. Cela peut inclure la demande d’une peine plus sévère ou la contestation de certaines mesures prononcées par la juridiction de première instance. L’appel incident est une voie de recours qui permet au ministère public de défendre l’intérêt de la société et de veiller à ce que la justice soit rendue de manière appropriée. Il est important de noter que l’appel incident ne peut pas être utilisé pour remettre en cause la culpabilité de l’accusé, mais uniquement pour contester les modalités de la peine. Ainsi, l’appel incident contribue à la dynamique de la procédure d’appel et peut influencer la décision finale de la cour d’appel. |
N° 00131
GM
5 FÉVRIER 2025
REJET
M. BONNAL président,
R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E
________________________________________
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
_________________________
ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE,
DU 5 FÉVRIER 2025
M. [I] [N] a formé un pourvoi contre l’arrêt de la cour d’assises de la Guyane, en date du 9 février 2024, qui, pour meurtre en récidive, l’a condamné à vingt ans de réclusion criminelle, une interdiction du territoire français et quinze ans d’interdiction de détenir ou porter une arme soumise à autorisation.
Un mémoire a été produit.
Sur le rapport de M. Turbeaux, conseiller, les observations de Me Bouthors, avocat de M. [I] [N], et les conclusions de M. Bougy, avocat général, après débats en l’audience publique du 8 janvier 2025 où étaient présents M. Bonnal, président, M. Turbeaux, conseiller rapporteur, M. de Larosière de Champfeu, conseiller de la chambre, et M. Maréville, greffier de chambre,
la chambre criminelle de la Cour de cassation, composée en application de l’article 567-1-1 du code de procédure pénale, des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.
1. Il résulte de l’arrêt attaqué et des pièces de procédure ce qui suit.
2. Par ordonnance du 16 mars 2022, le juge d’instruction a ordonné la mise en accusation de M. [I] [N] du chef de meurtre en récidive et son renvoi devant la cour d’assises.
3. Par arrêt du 15 février 2023, cette juridiction a déclaré l’accusé coupable et, faisant application de l’article 122-1, alinéa 2, du code pénal, l’a condamné à vingt ans de réclusion criminelle, une interdiction du territoire français et quinze ans d’interdiction de détenir ou porter une arme soumise à autorisation.
4. L’accusé a relevé appel et le ministère public a formé appel incident.
Sur le second moyen
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