Interopérabilité : Microsoft condamné à une amende de 860 millions d’euros

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Interopérabilité : Microsoft condamné à une amende de 860 millions d’euros

L’Essentiel : Le Tribunal de première instance de l’Union européenne (TPUE) a confirmé une amende de 860 millions d’euros contre Microsoft pour entrave à l’interopérabilité. En 2004, la Commission européenne avait déjà condamné la société pour abus de position dominante, lui ordonnant de fournir des informations à ses concurrents dans des conditions raisonnables. Microsoft a été critiqué pour ses tarifs jugés excessifs pour l’accès à ces données. La Commission a constaté que 166 des 173 technologies concernées n’étaient pas innovantes, justifiant ainsi une révision à la baisse des tarifs demandés par Microsoft.

Le TPUE a confirmé la décision de la Commission européenne imposant une astreinte à Microsoft (860 millions d’euros) pour ne pas avoir permis à ses concurrents d’accéder aux informations relatives à l’interopérabilité à des conditions raisonnables.

En 2004, la Commission européenne avait adopté une décision considérant que la société Microsoft a abusé de sa position dominante et l’a condamné à une amende de 497 millions d’euros. La société ayant refusé de divulguer certaines « informations relatives à l’interopérabilité » à ses concurrents, avait été enjointe de mettre à la disposition ces données à des conditions raisonnables et non discriminatoires.

Prix de l’accès à l’interopérabilité

La question portait sur les taux de rémunération réclamés par Microsoft pour donner accès à ses concurrents aux informations relatives à l’interopérabilité. Pour apprécier le caractère raisonnable ou non de ces tarifs, la Commission est en droit d’apprécier le caractère innovant des technologies Microsoft par référence à ses composantes, à savoir la nouveauté et l’activité inventive.

Or selon la Commission qui a souhaité révisé à la baisse les taux pratiqués, 166 des 173 technologies Microsoft relevant des informations relatives à l’interopérabilité n’étaient pas innovantes.


Mots clés : Interoperabilite

Thème : Interoperabilite

A propos de cette jurisprudence : juridiction :  Tribunal de 1ère instance de l’Union européenne | 27 juin 2012 | Pays : Europe

Q/R juridiques soulevées :

Quelle décision a été confirmée par le TPUE concernant Microsoft ?

Le Tribunal de première instance de l’Union européenne (TPUE) a confirmé la décision de la Commission européenne qui imposait à Microsoft une astreinte de 860 millions d’euros.

Cette astreinte a été décidée en raison du refus de Microsoft de permettre à ses concurrents d’accéder aux informations nécessaires à l’interopérabilité dans des conditions raisonnables.

Ce jugement souligne l’importance de l’accès à l’interopérabilité pour garantir une concurrence équitable sur le marché des technologies.

Quelles étaient les accusations portées contre Microsoft en 2004 ?

En 2004, la Commission européenne a accusé Microsoft d’abus de position dominante, ce qui a conduit à une amende de 497 millions d’euros.

La Commission a constaté que Microsoft avait refusé de divulguer certaines informations essentielles à l’interopérabilité, ce qui a entravé la concurrence.

Microsoft a été enjointe de fournir ces données à des conditions raisonnables et non discriminatoires, afin de favoriser un environnement concurrentiel.

Comment la Commission européenne a-t-elle évalué les tarifs d’accès à l’interopérabilité ?

La Commission européenne a examiné les taux de rémunération que Microsoft demandait pour l’accès à ses informations d’interopérabilité.

Pour déterminer si ces tarifs étaient raisonnables, la Commission a évalué le caractère innovant des technologies de Microsoft, en se basant sur des critères tels que la nouveauté et l’activité inventive.

Cette évaluation a été déterminante pour établir si les tarifs étaient justifiés ou s’ils constituaient un obstacle à la concurrence.

Quels résultats ont été obtenus concernant l’innovation des technologies Microsoft ?

Selon la Commission européenne, sur les 173 technologies de Microsoft liées à l’interopérabilité, 166 n’étaient pas considérées comme innovantes.

Cela a conduit la Commission à réviser à la baisse les taux pratiqués par Microsoft pour l’accès à ces informations.

Cette conclusion a des implications significatives pour la stratégie commerciale de Microsoft et pour la dynamique concurrentielle dans le secteur technologique.

Quel est le contexte juridique de cette affaire ?

Cette affaire s’inscrit dans le cadre de la jurisprudence européenne sur la concurrence, où le Tribunal de première instance de l’Union européenne a joué un rôle clé.

La décision a été rendue le 27 juin 2012, et elle souligne l’engagement de l’Union européenne à maintenir un marché équitable et compétitif.

Le cas de Microsoft est emblématique des défis liés à l’interopérabilité et à la régulation des grandes entreprises technologiques.


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